• Ekaterini Sakellaropoulou, présidente de la République * Αικατερίνη Σακελλαροπούλου, πρόεδρος

    Ekaterini Sakellaropoulou, présidente de la République * Αικατερίνη Σακελλαροπούλου, πρόεδρος

    Aujourd'hui, une femme vient d'être élue pour la première fois à la présidence de la République grecque.

    Ekaterini Sakellaropoulou remplace Prokópis Pavlópoulos, président depuis 2015. Elle prendra ses fonctions le 13 mars 2020 jusqu'en 2025.
    Le premier ministre issu de Nea Democratia (droite),  Kyriákos Mitsotákis, a proposé sa candidature alors qu'elle occupait le très haut poste de Présidente du Conseil d'État où l'avait nommée Alexis Tsipras (Siriza, gauche).
    Ekaterini Sakellaropoulou est magistrate et a 63 ans.

    En Grèce, l'élection des présidents de la République est indirecte, c'est le Parlement (Βουλή των Ελλήνων) monocaméral (pas de Sénat) qui vote; le Parlement lui-même est choisi par le peuple à la proportionnelle.

    Même s'il est le chef de l'État et « le chef symbolique des Forces armées du pays », le Président de la République a un rôle politique essentiellement symbolique : il intervient peu dans les décisions car c'est le premier ministre qui mène la politique du gouvernement.
    Il a la possibilité de dissoudre le Parlement et provoquer des élections, il nomme le premier ministre après les élections législatives au sein de la majorité élue au Parlement.

     

    Discours (en grec) après son élection en début d'après-midi : «J'ai pleinement conscience du poids que j'assume» («Έχω πλήρη συνείδηση του βάρους που επωμίζομαι»).

     


    vidéo : OPEN

     

    Ekaterini Sakellaropoulou, présidente de la République * Αικατερίνη Σακελλαροπούλου, πρόεδρος

    Photo : alphapresse
    Le tableau derrière (où on lit «vive la sociale») est L'entrée du Christ à Bruxelles de James Ensor,
    conservé au musée Getty de Los Angeles.

    «Προσβλέπω σε μια κοινωνία που σέβεται τα δικαιώματα των ανθρώπων»
    «J'aspire à une société qui respecte les droits de l'Homme»
    Elle a en effet défendu les droits des réfugiés et des minorités, ainsi que les libertés civiles
    (dixit France info)

     

    Commentaires de France 24 (correspondante en Grèce : Alexia Kefalas):

     

    Vidéo : France 24

     

    Quelques liens

    Ekateríni Sakellaropoúlou : wikipedia et ici en grec

    France info

     VOIR ÉGALEMENT LES COMMENTAIRES QUI MONTRENT QUE MADAME SAKELLAROPOULOU EST TRÈS CONTESTÉE EN GRÈCE.

     

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    « Les fabuleuses images chorégraphiques de Dimitris Papaioannou * Δημήτρης ΠαπαϊωάννουAube Dorée : Une Affaire Personnelle, un reportage d'Angélique Kourounis (2016) »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 23 Janvier à 06:55
    dreamer

    On entend même le vent de Grece dans le reportage de France 24. Merci de nous rapporter cette info très peu relayée en France.

      • Jeudi 23 Janvier à 19:23

        Merci pour ce commentaire. Lisez les autres commentaires ci-dessous : selon Liza, ce n'est pas une figure qui "sauve" la Grèce... mais plutôt une dissimulatrice.

    2
    lizagrece
    Jeudi 23 Janvier à 17:46

    Franchement pas de quoi crier victoire. Cette femme était présidente du Conseil et a signé sans broncher 2 des memorandas les plus durs imposés par la troika. Elle a eu des connivence avec une société Canadienne voulant acquérir et exploiter une mine grecque en Chalcidique et cerise sur le gâteau elle a fait disparaitre de la liste Lagarde quelques noms gênants ... Bon ! en plus elle n'a pas été élue au siffrage universel mais par le Parlement et sa fonction est purement honorifique. 

      • Jeudi 23 Janvier à 19:20

        Merci beaucoup Liza, j'attendais des informations complémentaires, et je me doutais que quelqu'un proposé par Nea Democratia, c'était louche. Ensuite j'ai vu que Siriza l'avait nommée... je me suis dit "bon... peut-être qu'elle est bien..." et donc j'ai mis ce que j'ai vu sur internet : la photo avec "la sociale" derrière elle... du flan, finalement, d'après ce que tu dis.

    3
    lizagrece
    Jeudi 23 Janvier à 17:48

    J'ajoute que la journaliste Alexias Kefalas est proche du régime de droite qui sévit en ce mpment en Grèce. Tut cela n'est que de la poudre aux yeux 

      • Jeudi 23 Janvier à 19:35

        Merci aussi pour cette note (je rappelle : Alexia Kefalas est correspondante pour France info en Grèce).

        As-tu des liens internet pour toutes ces informations que je puisse mettre sur mon post ?

      • Michalis
        Samedi 25 Janvier à 18:26

        Il faut lui laisser une chance. Elle n'avait pas toujours le choix. Par contre, je ne peux que confirmer que  Alexia Kefalas, sur la base de ses interventions télévisées, est une ultralibérale, vendue aux intérêts financiers étrangers et qui n'a de grec que la consonnance de son nom.

    4
    Ilias
    Mardi 28 Janvier à 19:32

    Πρόεδρος n'a pas de féminin ? Héllènes, encore un effort pour être révolutionnaires...

    Même s'il ne s'agit que de désigner toute personne qui s'assoit sur le siège d'honneur, ce masculin est un peu has been.

    Au théâtre de Dionysos, à Athènes, plus ancien théâtre en pierre,  la première rangée de fauteuil en marbre, la plus proche de l'orchestra, était réservée aux notables, ceux qui bénéficiaient du privilège de proédrie.

    Par ailleurs, je crois que la correspondante attitrée de France Info en Grèce, c'est plutôt Angélique Kourounis*, à moins qu'elle n'ait rendu récemmment son tablier.

    * qui publie de temps en temps de petits billets dans Charlie Hebdo, en général pas tendres avec les malfaisants en tous genres.

      • Mardi 28 Janvier à 21:55

        Merci pour ce commentaire drôle, intelligent et instructif (pour la référence antique en particulier, j'ai appris quelque chose).

        Je ne peux pas répondre pour Angélique Kourounis... ça voudrait dire qu'on l'a exclue pour ce reportage... ici c'est France24, pas France Info. C'est le lien un peu plus bas qui va vers France Info (rédaction proche de la brève). Je me suis trompée en répondant à Liza... j'ai dit France Info au lieu de France24! Toutes mes excuses.

        J'en profite pour dire qu'Angélique Kourounis a fait un reportage très intéressant sur Chryssi avghi (Aube dorée, une affaire personnelle) qui avait la classe de ne pas être bassement partisan (contrairement à ce que pourrait laisser envisager le titre) mais qui montrait l'humanité des membres de ce groupe néo-nazi : une humanité "trop humaine" comme dirait Nietzsche c'est-à-dire avec ses rancœurs et ses petitesses, ses erreurs de jugements, ses choix de résolution des problèmes absurdes... tout cela calmement.

        D'ailleurs, je vais publier son reportage (si elle le permet, comme c'est sur Youtube...).

         

    5
    O Melissokomos
    Samedi 1er Février à 11:35

    Qui est Ekateríni Sakellaropoúlou selon Panagiotis Grigoriou:

    "Pour rappel, les réalités assassines actuelles ne laissent guère de doutes. Sakellaropoúlou est la magistrate ayant validé les deux premiers protocoles du Mémorandum imposé par la Troïka, ainsi que le holdup organisé d’en haut, vidant les Caisses des retraités et celles de la Sécurité Sociale. D’après une bonne partie de la presse grecque, elle est d’abord et surtout cette juge grecque rigide, dont le nom est lié aux choix mémorandaires les plus douloureux et qui ont tant affecté les conditions de vie des Grecs. C’est aussi cette magistrate, laquelle a très sèchement rejeté les plaintes des associations citoyennes visant l'accord macédonien de Tsípras de 2018, imposé comme on sait par Berlin, par l’Otan et  par leurs valets à Athènes, dont la cousine de Mitsotákis, Antigone Libéraki...."

    6
    Ilias
    Vendredi 7 Février à 19:35

    J'allais régulièrement depuis plusieurs années sur le site de Panagiotis Grigoriou.

    Je n'étais pas toujours séduit par tous les points de vue qu'il développait, et sa prose un peu ampoulée me fatiguait souvent. On y trouvait toutefois des informations sur l'actualité du pays, sur le ressenti de la population, sur la réalité quotidienne à hauteur de citoyen.

    Depuis quelques mois, je trouve qu'il dérive sérieusement. Une obsession domine : la Grèce est victime d'une tentative de "grand remplacement", même s'il n'utilise pas le terme fortement connoté extrême-droite ouest-européenne, l'idée est bien là.

    Je continue à lire ses billets, avec de plus en plus de méfiance. Que la Grèce ait une fois de plus payé le prix fort face à l'arrivée massive de réfugiés, orientaux principalement, ne justifie pas de caresser la xénophobie dans le sens du poil. Hélas, Lesbos a connu récemment des manifestations réclamant , avec une belle unanimité  politique, la fin de l'accueil  des réfugiés sur l'île.

    La Grèce se débat toute seule face à ces difficultés, elle a beaucoup, beaucoup donné, et la population s'est très souvent montrée exemplaire.

    Bien des choses durent depuis trop longtemps, il est tellement facile pour l'Europe de s"en laver les mains...

     

    Mais P. Grigoriou en est maintenant à accuser de trahison tous les humanitaires, "droit-de-l'hommistes" et antifascistes. Et il se prévaut en permanence du soutien d'Oiivier Delorme, de plus en plus souverainiste, lui aussi.

    Comme s'il n'y avait pas assez de raisons pour déprimer face à la situation, ces deux-là en rajoutent...

     

     

      • Vendredi 7 Février à 21:13

        Merci beaucoup de rappeler tout cela.
        Je n'avais pas pris le temps de lire ses derniers écrits mais ici par exemple, le ton de Panayotis Grigoriou est très complotiste. Il parle de guerre en Grèce : «depuis les contrées paisibles et largement désertées de la Thessalie comme de la Macédoine grecque, on ne voit pas venir cette guerre pour l’instant, mais ce n’est qu’une affaire de peu de temps» et ajoute «aux îles grecques de la mer Égée et notamment à Lesbos, les migrants musulmans instrumentalisés par les mafieux des ONG sur place, ONG soutenues par l’ONU, l’UE, Berlin et par la nébuleuse Sóros, sèment désormais la pagaille attaquant et menaçant ouvertement la population grecque». En quelques secondes on peut constater le délire.

    7
    O Melissokomos
    Samedi 8 Février à 10:19

    Incontestablement, Grigoriou a changé et depuis quelques temps son blog "déconne" et fait du Renaud Camus à la grecque. Cela ne rend pas caduc sa critique d' Ekateríni Sakellaropoúlou largement répandue chez les défenseurs de la démocratie en Grèce.

      • Samedi 8 Février à 12:40

        Oui, de toutes façons l'acceptation du memorandum par les hommes politiques contre le vote au referendum des Grecs les condamne tous. Démocratie : fin.

        Qu'ont pensé les Anglais à ce moment là ? Je me demande si le vote pour le Brexit n'a pas été renforcé par ce qu'il s'est passé pour les Grecs  même si on sait que, parmi les personnes qui ont voté le Brexit, il y avait aussi bien des populistes que des ultra-libéraux, des personnes de tous les bords.

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