• Nikos Kazantzakis : Ce n'était pas une île * Δεν ήταν νησί

    tassos-kazantzakis.jpg

     

    Extrait de Καπετάν Μιχάλης (Capitaine Michalis/ Captain Michalis), Δεν ήταν νησί (Den itan nisi:ce n'était pas une île) de Nikos Kazantzakis (Νίκος Καζαντζάκης), est ici traduit en Français, et en Catalan.

    Capitaine Michel (ou Michalis) est un roman sur la guerre d'indépendance grecque en Crète contre l'Empire Ottoman (à la fin du XIXe siècle).

     

    Picture (up)/Gravure (ci-dessus) : Tassos ( Τάσσος  Αλεβίζος), Nikos Kazantzakis.

     

    Ce n’était pas une île

     

    C’était une bête sauvage qu’on voyait dans la mer

    Et c’était la sirène,

    la soeur d’Alexandre le Grand

    Qui se lamentait

    et semait la terreur dans l’océan

     

    Si la Crète devient libre,

    Libre aussi sera mon coeur

    Quand la Crète sera libre,

    Je rirai !

        

     

    Δεν ήταν νησί

     

    ήταν θεριό που κείτουνταν στη θάλασσα

    Ήταν η γοργόνα

    η αδερφή του Μέγα Αλέξανδρου

    που θρηνούσε

    και φουρτούνιαζε το πέλαγο

     

    Άμα λευτερωθεί η Κρήτη

    θα λευτερωθεί κι εμένα η καρδιά μου

    Άμα λευτερωθεί η Κρήτη

    θα γελάσω  

     

                                                                          
    D'après la traduction du grec de Mathieu Serradell.   Νίκος Καζαντζάκης, Καπετάν Μιχάλης

     

     

     

    Den itan nisi

     

    Com un drac ferit

    Com un illot petit ballant sobre al mar,

    ès una gorgona, la germana d'Alexandre El Gran;

    que gemega amb un crit que mon tempestes.

     

    Amara terres amb deliri

    i no amaina fins que totes no son lliures.

    Amara terres amb deliri,

    prop Creta.

        

    Ce n'était pas une île

     

    Comme un dragon blessé,

    Comme un petit îlot ballotant sur la mer,

    C'est une Gorgone, la soeur d'Alexandre le Grand;

    qui gémit d'un cri qui déplace les tempêtes.

     

    Elle inone les terres avec délire

    Et ne repose que lorsqu'elles sont libres

    Elle inonde les terres avec délire

    près de Crète.

         
      In El Cor del Temps (Maria del Mar Bonet)  

    Traduit du Catalan par Sonia

     

    Mis en musique par Manos Hadjidakis ( Μάνος Χατζιδάκις ), il a été interprété par :

     

    - Manos Lidakis (Μανώλης Λιδάκης)

     

     

    - Marinella ( Μαρινέλλα)

     

     

    - Maria del Mar Bonet (en Catalan)

     

    Maria del Mar Bonet (El cor del Temps)
    Video Luis Fernandos Ballesteros

     

     - Nana Mouskouri ( Νάνα Μούσχουρη, 1973)

     

     


    - Nikol Konstante, mezzo soprano et Ulf Krupka, piano:

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 1er Mai 2010 à 08:01
    lizagrèce

    Pas facile la traduction. Merci pour ce ebau texte et ses msies en musique.

    Pour le petit jeu sur mon blog, viens voir les résultats tu seras surprise

    2
    Samedi 1er Mai 2010 à 10:41
    Dornac

    Merci Liza.

    A propos de la dette grecque j'avais entendu une Française à la radio (qui habite Athènes) dire que la Grèce n'était pas rentrée dans la modernité, et elle prenait comme exemple le fait que les grecs ne font pas de factures... J'aurais aimé ajouter que sans doute la modernité était de faire des fausses factures, comme dans les pays du Nord.

    3
    Samedi 1er Mai 2010 à 16:10
    lizagrèce

    J'ai entendu cette émission et bien sûr j'ai bondi. Je 'nai pas compris pourquoi on avait choisi de telles personnes pour parler de la Grèce, car elle est ici pour faire de l'argent et  elle n'en a rien à faire des Grecs (puisqu'en plus elle ne travaille pas avec eux) .... Si la  modernité c'est:  le mépris pour autrui, le "chacun pour soi", la valeur "argent" pour seul critère, alors félicitons  les Grecs qui sont en effet  réfractaires à cet  aspect du modernisme.

    4
    Samedi 1er Mai 2010 à 16:31
    Dornac

    Oui. "Les premiers sont les derniers; les derniers sont les premiers" (c'est au futur dans la Bible, les ouvriers reçoivent leur sou du dernier au premier- je réinterprète l'expression).
    Je pense qu'on peut le mettre au présent, tout dépend de la manière de regarder. Etre richissime aujourd'hui devrait être une honte, les journées ne font que 24heures, rien ne justifie les salaires exorbitants de certains, ni les jeux d'argent sur ceux qui sont en train de perdre.

    En plus, l'idée de faire de l'argent n'est pas très moderne, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire. Assimiler la modernité à une facture... c'est plutôt drôle, surtout si c'est dit sur un ton sérieux.

    5
    Vendredi 16 Septembre 2011 à 21:11
    Dornac

    Oh c'est gentil. Merci.

    En France, pour que de vraies révoltes se produisent et non des manifestations gentillettes, il va falloir attendre encore un long moment.
    Cependant, il y a depuis longtemps de la casse dans les quartiers miséreux, de la grande violence. On s'est habitué en France à le considérer comme marginal et sans importance ou à dire, au moment où un incident grave animait la presse : "ne stigmatisez pas les banlieues" de manière à ne pas chercher de solutions aux problèmes (il vaut mieux les ignorer et faire du "cimentage" pour l'image).

    Madeleine Rébérioux (historienne) disait que les grandes émeutes ne se produisaient que lorsque le peuple respirait un peu mieux, alors que, la tête sous l'eau, il se soumettait (malheureusement la référence du livre m'échappe. Je crois que c'est dans une étude sur la IIIe République). En essayant  l'encyclopédie, peut-être...

     

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    6
    Vendredi 16 Septembre 2011 à 21:16
    Dornac

    Une chèvre avec un bouc et des bacchantes.

    7
    FANNY
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:46
    FANNY

    :-) Oh je vous aime bien tous les deux :-)

    FANNY

    8
    FANNY
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:46
    FANNY

    *toutes

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