XV Quid πλατανῶν opacissimus? Le sommeil t'enveloppa comme un arbre, de feuilles vertes, Tu respirais comme un arbre dans la clarté paisible, Dans la source transparente, je regardai ton visage, Paupières closes griffant l'eau légèrement de leurs cils. Mes doigts, sur l'herbe tendre, ont rencontré tes doigts J'ai senti un instant battre ton sang Et senti, ailleurs, la blessure de ton cœur. Sous le platane, auprès de l'eau, dans les lauriers Le sommeil te déplaçait, te morcelait Autour de moi, tout près de moi, sans que je puisse te toucher tout entière Unie à ton silence ; Je voyais ton ombre grandir...
Solstice d'été * Θερινὸ Ἡλιοστάσι XI La mer appelée sérénité navires et voiles blanches brise venues des pins et la Montagne d'Égine souffle haletant ; elle et toi, ta peau glissait sur sa peau facile et chaude pensée à peine formée aussitôt oubliée. Mais près du bord un poulpe harponné jeta son encre et dans les fonds — si tu savais où s'achèvent les belles îles. Mes yeux t'envoyaient toute ma lumière et mon obscurité. Traduction de Michel Volkovitch En tête d'article un tableau du Russe Konstantin Alexeïevitch Korovine (1861–1939) : Quai de Gourzouf, 1914 Voir aussi Biographie et choix de textes...
Όνειρο Κοιμούμαι και η καρδιά μου ξαγρυπνά, κοιτάζει τ' άστρα στον ουρανό και το δοιάκι και πώς ανθοβολά το νερό στο τιμόνι. Rêve Je dors et mon cœur s'éveille,il regarde les étoiles dans le ciel et le gouvernailet comment au timon fleurit l'eau. Traduction personnelle En tête d'article, un dessin de Nikolaos Gyzis : Dimitria Νικόλαος Γύζης : Δημήτρια Le poème de George Seferis a été mis en musique par Ilias Andriopoulos (Ηλίας Ανδριόπουλος) et interprété par Nena Venetsanou : Vidéo : zeena61 L'interprète suivant est Manolis Mitsias : Vidéo: goutara77 Από τον κύκλο τραγουδιών "Αργοναύτες", 1976...
Ce poème fait partie du recueil Journal de Bord, I. Ημερολόγιο Καταστρώματος, Α Tableau en tête d'article de Marina Karella Voir aussi Biographie et choix de textes sur le site espritsnomades.com Poèmes publiés sur la République des Lettres Biographie de Seferis sur wikipedia Discours de Georges Séféris quand il a reçu le Prix Nobel de littérature en 1963
Ce poème de Georges Séféris est tiré de son recueil Μυθιστόρημα (Mythistorima -Mythologie, 1933-34) : XIX Le vent, même quand il souffle, ne nous rafraîchit pas Et l'ombre reste mince sous les cyprès Et les montagnes trop abruptes à l'entour. Ils sont lourds à porter, Les amis qui ne savent plus comment mourir. ΙΘ´ Κι ἂν ὁ ἀγέρας φυσᾶ δὲ μᾶς δροσίζει κι ὁ ἴσκιος μένει στενὸς κάτω ἀπ᾿ τὰ κυπαρίσσια κι ὅλο τριγύρω ἀνήφοροι στὰ βουνὰ μᾶς βαραίνουν οἱ φίλοι ποὺ δὲν ξέρουν πιὰ πῶς νὰ πεθάνουν. Traduction de Jacques Lacarrière et Égérie Mavraki, Mercure de France, 1964 Illustration en tête d'article...
Ce poème de Georges Séféris fait partie du recueil Κίχλη (Grive) paru en 1947 : Radio « Voiles sous le souffle du vent Rien d'autre ne subsiste du jour. Silence et senteur de pin Adouciront aisément la plaie Qu'ont faite en partant le marin, le hoche-queue, le gobe-mouches, le chabot. Femme qui n'as plus de toucher, Entends les obsèques des vents. Il s'est vidé le tonneau d'or. Le soleil est devenu loque Au cou d'une femme jeune encore Et qui tousse à n'en plus finir. L'été, enfin, la laisse inconsolée, Qui couvrait d'or l'épaule et l'aine. Femme qui as perdu la lumière, entends, aveugle chante....
Georges Seferis (13 mars 1900- 20 septembre 1971) est l'un des plus grands poètes de la Grèce contemporaine (il a notamment reçu le Prix Nobel de littérature en 1963). Ce poème extrait du recueil Strophes — Στροφή (1931) a été mis en musique par Mikis Théodorakis. Lors des funérailles de Georges Seferis en 1971, la foule le chanta. George Seferis (1900-1971) is one of the greatest poet of contemporary litterature in Greece (he received the Nobel Prize in 1963). This poem is extracted from Strophes — Στροφή (1931) and has been set to music by Mikis Theodorakis. The crowd was singing this song the...
Georges Seferis : Notre pays est reclos * Ο τόπος μας είναι κλειστός
Ce poème de Georges Séféris ( Γιώργος Σεφέρης, 1900-1971) appartient au recueil "Mythologie" (1935). Painting (up)/Tableau (ci-dessus) : Λιλίκα Παπανικολάου, Μονή ( Lilika Papanikolaou, Seule). Ο τόπος μας είναι κλειστός, όλο βουνά που έχουν σκεπή το χαμηλό ουρανό μέρα και νύχτα. Δεν έχουμε ποτάμια, δεν έχουμε πηγάδια, δεν έχουμε πηγές. Μονάχα λίγες στέρνες, άδειες κι αυτές. Που ηχούν και που τις προσκυνούμε. Ήχος στεκάμενος, κούφιος, ίδιος με τη μοναξιά μας, ίδιος με την αγάπη μας, ίδιος με τα σώματά μας. Μας φαίνεται παράξενο που κάποτε μπορέσαμε να χτίσουμε τα σπίτια, τα καλύβια και τις στάνες...
Fleurs de la pierre Fleurs de la pierre devant la mer verte Avec des veines qui me rappelaient d’autres amours Brillant sous la pluie lente et fine. Fleurs de la pierre, figures Surgies quand nul ne parlait et qui m’avez parlé Et qui m’avez permis de vous toucher après le silence Parmi les pins, les lauriers sauvages et les platanes. Άνθη της πέτρας Άνθη της πέτρας μπροστά στην πράσινη θάλασσα με φλέβες που μου θύμιζαν άλλες αγάπες γυαλίζοντας στ' αργό ψιχάλισμα Άνθη της πέτρας φυσιογνωμίες που ήρθαν όταν κανένας δεν μιλούσε και μου μίλησαν που μ' άφησαν να τις αγγίξω ύστερα από την σιωπή μέσα...
Il s'agit d'un extrait du poème Epiphanie 1937, traduit en Français par Jacques Lacarrière. Κράτησα τη ζωή μου Κράτησα τη ζωή μου ταξιδεύοντας ανάμεσα σε κίτρινα δέντρα, κάτω απ'το πλάγιασμα της βροχής σε σιωπηλές πλαγιές φορτωμένες με τα φύλλα της οξιάς καμιά φωτιά στην κορυφή τους βραδιάζει. J’ai maintenu ma vie J’ai maintenu ma vie, j’ai maintenu ma vie en voyageant Parmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluie Sur de versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre. Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe. Γιώργος Σεφέρης, ΕΠΙΦΑΝΙΑ 1937. Traduction de Jacques Lacarrière et...