Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vers la page d'accueil * Home page

καβάφης

Constantin Cavafis : Voix

dornac

Constantin Cavafis (Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης : 1863-1933) a écrit ce poème en 1904. Voix Voix sublimes et bien-aimées de ceux qui sont morts, ou de ceux qui sont perdus pour nous comme s’ils étaient morts. Parfois, elles nous parlent en rêve ; parfois, dans la pensée, le cerveau les entend. Et avec elles résonnent, pour un instant, les accents de la première poésie de notre vie – comme une musique qui s’éteint, au loin, dans la nuit. Φωνές Ιδανικές φωνές κι αγαπημένες εκείνων που πέθαναν, ή εκείνων που είναι για μας χαμένοι σαν τους πεθαμένους. Κάποτε μες στα όνειρά μας ομιλούνε· κάποτε μες...

Constantin Cavafis : Gris * Γκρίζα

dornac

Eleftheria Arvanitaki chante le poème de Constantin Cavafis, Γκρίζα (Gris) sur une musique de Christos Nikolopoulos (Χρήστος Νικολόπουλος) : GRIS En examinant la nuance grise d'une opale, je me suis rappelé deux beaux yeux gris que j'ai rencontrés ; cela fait près de vingt ans... Nous nous sommes aimés pendant un mois. Puis il est allé à Smyrne, je crois, pour travailler, et nous ne nous sommes plus revus. Ils ont dû se ternir - s'il vit encore - ces yeux gris; le beau visage se sera fané. Toi, ma mémoire, conserve-les tels qu'ls étaient. Et ce que tu pourras, mémoire, de cet amour tout ce que...

Constantin Cavafis : Rappelle-toi mon corps

dornac

Rappelle-toi mon corps... Mon corps, rappelle-toi seulement combien tu fus aimé, non seulement les lits où tu t'es allongé, mais aussi ces désirs qui pour toi brillaient ouvertement dans les yeux, qui tremblaient dans la voix – et qu'un obstacle quelconque a empêché de se réaliser. Maintenant que tout cela appartient au passé, c'est presque comme si à ces désirs aussi tu t'étais livré – comme ils brillaient, rappelle-toi, dans les yeux qui te regardaient ; comme ils tremblaient dans la voix, pour toi, rappelle-toi, mon corps. 1918 Θυμήσου, Σώμα... Σώμα, θυμήσου όχι μόνο το πόσο αγαπήθηκες, όχι...

Constantin Cavafis : La table voisine * Το Διπλανό Τραπέζι

dornac

La table voisine Il doit avoir vingt-deux ans, pas plus. Et pourtant, j'en suis sûr, il y a presque le même nombre d'années, oui, j'ai possédé ce corps-là. Il ne s'agit nullement d'une exaspération du désir. Je viens, du reste, à peine d'entrer dans le casino ; je n'ai pas eu non plus le temps de beaucoup boire. Ce corps-là, moi, je l'ai connu. Et que je ne me rappelle pas où – cela n'y change rien. Ah, voilà, maintenant qu'il s'est assis à la table voisine, je reconnais ses moindres gestes – et sous les vêtements, je revois nus les membres bien-aimés. 1918 Το Διπλανό Τραπέζι Θα 'ναι μόλις είκοσι...

Constantin Cavafis : Jours de 1903 * Μέρες του 1903

dornac
Constantin Cavafis : Jours de 1903 * Μέρες του 1903
Constantin Cavafis : Jours de 1903 * Μέρες του 1903

Jours de 1903 Je ne les ai plus retrouvés- eux que j'aurai si vite perdus... les yeux pleins de poésie, la pâleur du visage... dans la nuit qui gagnait la rue... Je ne les ai plus retrouvés- eux que le hasard seul m'a donnés, et dont je me suis si facilement détaché ; pour les désirer ensuite avec angoisse. Les yeux pleins de poésie, cette pâleur du visage, ces lèvres-là, je ne les ai plus retrouvées... (1917) Μέρες του 1903 Δεν τα ηύρα πια ξανά - τα τόσο γρήγορα χαμένα.... τα ποιητικά τα μάτια, το χλωμό το πρόσωπο.... στο νύχτωμα του δρόμου.... Δεν τα ηύρα πια - τ' αποκτηθέντα κατά τύχην όλως,...

Constantin Cavafis : Désirs * Επιθυμίες

dornac

Désirs Beaux comme des morts qui n'ont point vieilli, enfermés au milieu des larmes dans un mausolée splendide, le front ceint de roses et jasmins aux pieds — tels sont les désirs qui nous ont quittés sans s'être accomplis ; sans qu'aucun n'atteigne à une nuit de volupté ou à son lumineux matin. 1904 Επιθυμίες Σαν σώματα ωραία νεκρών που δεν εγέρασαν και τάκλεισαν, με δάκρυα, σε μαυσωλείο λαμπρό, με ρόδα στο κεφάλι και στα πόδια γιασεμιά — έτσ’ η επιθυμίες μοιάζουν που επέρασαν χωρίς να εκπληρωθούν· χωρίς ν’ αξιωθεί καμιά της ηδονής μια νύχτα, ή ένα πρωί της φεγγερό. 1904 Traduction de Dominique...

Cavafis : Le miroir dans le vestibule * Ὁ καθρέφτης στὴν εἴσοδο

dornac

Le miroir dans le vestibule Cette riche demeure recélait dans son vestibule un immense miroir, très ancien ; acheté au moins quatre-vingts ans plus tôt. Un superbe garçon, commis chez un tailleur (le dimanche, athlète amateur), se trouvait là, avec un paquet. Il le remit à quelqu'un de la maison, qui l'emporta à l'intérieur pour aller chercher le reçu. Le garçon tailleur, resté seul, attendit. Il s'approcha du miroir et s'y regarda, puis arrangea sa cravate. Au bout de cinq minutes, on lui amena le reçu. Il le prit et s'en alla. Mais le vieux miroir qui en avait tant vu, au cours des années de...

Constantin Cavafis : Autant que possible * Όσο μπορείς

dornac

Autant que possible Et si tu ne peux pas mener la vie que tu veux, essaie au moins de faire en sorte, autant que possible : de ne pas la gâcher dans trop de rapports mondains, dans trop d'agitation et de discours. Ne la galvaude pas en l'engageant à tout propos, en la traînant partout et en l'exposant à l'inanité quotidienne des relations et des fréquentations, jusqu'à en faire une étrangère importune. 1913 Όσο μπορείς Κι αν δεν μπορείς να κάμεις την ζωή σου όπως την θέλεις, τούτο προσπάθησε τουλάχιστον όσο μπορείς: μην την εξευτελίζεις μες στην πολλή συνάφεια του κόσμου, μες στες πολλές κινήσεις...

Constantin Cavafis : Cierges * Κεριά

dornac
Constantin Cavafis : Cierges * Κεριά
Constantin Cavafis : Cierges * Κεριά

Cierges Les jours de l'avenir se dressent devant nous comme une file de petits cierges allumés - des petits cierges dorés, chauds et pleins de vie. Les jours passés restent en arrière, une triste rangée de cierges juste éteints ; les plus proches encore fumants, cierges froids, fondus et prostrés. Je ne veux pas les voir ; leur aspect m'afflige, comme il m'afflige de me rappeler leur éclat premier. Je regarde, vers l'avant, mes cierges allumés. Je ne veux pas me retourner pour constater avec horreur comme s'allonge vite l'obscure rangée, comme augmentent vite les cierges éteints. (1899) Kεριά Του...

Constantin Cavafis : C'est fini * Τελειωμένα

dornac

C'est fini Dévorés de peur, assaillis de doutes, l'esprit tourmenté et les yeux pleins d'horreur, nous nous évertuons à chercher ce que nous pourrions faire pour écarter de nous le danger inéluctable dont l'imminence nous terrifie. Pourtant, nous nous trompons, ce n'est pas lui sur le chemin ; les renseignements étaient faux (ou nous les avons mal entendus, ou mal compris). Une autre catastrophe, que nous n'avions pas imaginée, fond subitement sur nous tel l'éclair et à l'improviste – trop tard, maintenant – nous emporte. Τελειωμένα Μέσα στον φόβο και στες υποψίες, με ταραγμένο νου και τρομαγμένα...

<< < 1 2 3 > >>