Αεράμυνα Καλού κακού φοράει πάντα τις παντόφλες της η απόλυτη ησυχία εντός μου. Κάτω από μένα κατοικούνε πόθοι. Βέβαια δηλώνουν κουφοί. Τυφλές δηλώνουν και οι πλάνες αλλά σε μυρίζονται σε βλέπουν πίσω απο τα μαύρα τους γυαλιά σε απογυμνώνουν που τις πίστεψες. Δεν τις πίστεψες. Τυφλά σε συγκινούν αυτοί οι οργανοπαικτες καθισμένοι σε κάποιο σκιερό προσοδοφόρο πέρασμά σου να γρατζουνίζουν τα παμπάλαια σουξέ τους, τυφλά σε συγκινούν ποτέ δεν πέφτει η μόδα του ευάλωτου. Γι'αυτό καλού κακού ας φορούν ας φορούν τις ωτασπίδες τους οι ευσυγκίνητες κινήσεις μου. Πάντως να προτιμάτε τους νεκρούς. Να προτιμάτε...
Passe-partout J'ouvre les fenêtres de la photo pour l'aérer. Elle est restée fermée longtemps comme tant de vieilles saisons de campagne. Tu es au balcon. Dans ta vieille pose avantageuse ; debout ; portant l'uniforme terrestre ajusté, coloré des surfaces ; pour toit de tuiles le gros blouson gonflé du pin, rapiécé de morceaux de mer aux endroits où se déchirent les branches en jouant avec les grands vents. Les jardins marée montante atteignent les poteaux télégraphiques et aux fils sont pendus des citrons lampions de fête encore verts. Comme un drapeau tu descends le soleil. Tu lèves la tente...
Extrait de Καπετάν Μιχάλης (Capitaine Michalis/ Captain Michalis), Δεν ήταν νησί (Den itan nisi:ce n'était pas une île) de Nikos Kazantzakis (Νίκος Καζαντζάκης), est ici traduit en Français, et en Catalan. Capitaine Michel (ou Michalis) est un roman sur la guerre d'indépendance grecque en Crète contre l'Empire Ottoman ( à la fin du XIXe siècle). Picture (up)/Gravure (ci-dessus) : Tassos ( Τάσσος Αλεβίζος), Nikos Kazantzakis . Ce n’était pas une île C’était une bête sauvage qu’on voyait dans la mer Et c’était la sirène, la soeur d’Alexandre le Grand Qui se lamentait et semait la terreur dans l’océan...
Ars gratiae artis Je ne sais où te chercher. Dans les ébauches de mes vers ou le bruyant rassemblement de mes instincts ? Dans les exhortations de l'après-midi les suggestions de mars notre rencontre fortuite d'hier – dans mes clameurs d'hier – ou en quelque amertume de demain que tu gardes secrète ? Ars gratiae artis Δὲν ξέρω ποῦ νὰ σὲ ἀναζητήσω. Στὶς προετοιμασίες τῶν στίχων μου ἢ στὴ θορυβώδη τῶν ἐνστίκτων μου συναγωγή ; Στὶς παραινέσεις τοῦ ἀπογεύματος στὶς ὑποδείξεις τοῦ Μαρτίου στὴ χθεσινή μας σύμπτωση – στις χθεσινές μου ιαχές – ἢ σε κάποια αὐριανή μου πίκρα ποὺ ὑπὸ ἐχεμύθεια τὴν κρατᾶς...
Autoconservation Ce devait être le printemps, car cette mémoire arrive enjambant les coquelicots. À moins que la nostalgie dans sa hâte n'ait méconnu le souvenir. Tout se ressemble tant lorsque la perte s'en empare. Mais le souvenir peut être exact le fond étranger et les coquelicots empruntés à une autre histoire, mienne ou étrangère. La réminiscence en est bien capable par amour du beau et arrogance. Mais ce devait bien être le printemps car je vois des abeilles voler autour de cette mémoire, affectueuses et fidèles se presser sur son calice. À moins que ce ne soit l'orgasme loi du passé, mécanisme...
Dialogue entre moi et moi Je t'ai dit : – j'ai plié. Et tu as dit : – Ne sois pas triste. Déchante tranquillement. Calmement accepte de regarder l'horloge arrêtée. Désespère raisonnablement : tu n'as pas oublié de la remonter le temps pour toi ainsi s'écoule. Et si par hasard une aiguille soudain bouge ne te risque pas à la joie. Ce mouvement ne sera pas du temps. Ce seront de faux serments d'espoir. Descends sérieuse, Détrône-toi sereine de tes mille fenêtres. Tu les as ouvertes sur un peut-être et contente oublie-toi. Ce que tu avais à dire des automnes mélancoliques, des mémoires, gouttières...
Il s'agit d'un extrait du poème Epiphanie 1937, traduit en Français par Jacques Lacarrière. Κράτησα τη ζωή μου Κράτησα τη ζωή μου ταξιδεύοντας ανάμεσα σε κίτρινα δέντρα, κάτω απ'το πλάγιασμα της βροχής σε σιωπηλές πλαγιές φορτωμένες με τα φύλλα της οξιάς καμιά φωτιά στην κορυφή τους βραδιάζει. J’ai maintenu ma vie J’ai maintenu ma vie, j’ai maintenu ma vie en voyageant Parmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluie Sur de versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre. Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe. Γιώργος Σεφέρης, ΕΠΙΦΑΝΙΑ 1937. Traduction de Jacques Lacarrière et...
Fleurs de la pierre Fleurs de la pierre devant la mer verte Avec des veines qui me rappelaient d’autres amours Brillant sous la pluie lente et fine. Fleurs de la pierre, figures Surgies quand nul ne parlait et qui m’avez parlé Et qui m’avez permis de vous toucher après le silence Parmi les pins, les lauriers sauvages et les platanes. Άνθη της πέτρας Άνθη της πέτρας μπροστά στην πράσινη θάλασσα με φλέβες που μου θύμιζαν άλλες αγάπες γυαλίζοντας στ' αργό ψιχάλισμα Άνθη της πέτρας φυσιογνωμίες που ήρθαν όταν κανένας δεν μιλούσε και μου μίλησαν που μ' άφησαν να τις αγγίξω ύστερα από την σιωπή μέσα...
Georges Seferis : Notre pays est reclos * Ο τόπος μας είναι κλειστός
Ce poème de Georges Séféris ( Γιώργος Σεφέρης, 1900-1971) appartient au recueil "Mythologie" (1935). Painting (up)/Tableau (ci-dessus) : Λιλίκα Παπανικολάου, Μονή ( Lilika Papanikolaou, Seule). Ο τόπος μας είναι κλειστός, όλο βουνά που έχουν σκεπή το χαμηλό ουρανό μέρα και νύχτα. Δεν έχουμε ποτάμια, δεν έχουμε πηγάδια, δεν έχουμε πηγές. Μονάχα λίγες στέρνες, άδειες κι αυτές. Που ηχούν και που τις προσκυνούμε. Ήχος στεκάμενος, κούφιος, ίδιος με τη μοναξιά μας, ίδιος με την αγάπη μας, ίδιος με τα σώματά μας. Μας φαίνεται παράξενο που κάποτε μπορέσαμε να χτίσουμε τα σπίτια, τα καλύβια και τις στάνες...
Georges Seferis (13 mars 1900- 20 septembre 1971) est l'un des plus grands poètes de la Grèce contemporaine (il a notamment reçu le Prix Nobel de littérature en 1963). Ce poème extrait du recueil Strophes — Στροφή (1931) a été mis en musique par Mikis Théodorakis. Lors des funérailles de Georges Seferis en 1971, la foule le chanta. George Seferis (1900-1971) is one of the greatest poet of contemporary litterature in Greece (he received the Nobel Prize in 1963). This poem is extracted from Strophes — Στροφή (1931) and has been set to music by Mikis Theodorakis. The crowd was singing this song the...