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σύγχρονη ελληνική ποίηση

Nikos Gatsos : Ainsi elle dort * Ἔτσι κοιμᾶται

dornac

Ainsi elle dort Ainsi au cœur des cerisiers en fleurs Dort nu mon tendre amour Ma jouvencelle immarcescible* mon surgeon d'amandier La tête sur le coude un florin dans la main Alors qu'en son auroral repos l’Étoile du matin Pénètre à pas de loup par la fenêtre du printemps à seul fin de la réveiller ! Ἔτσι κοιμᾶται Ἔτσι κοιμᾶται ολόγυμνη μέσα στις ἄσπρες κερασιὲς μιὰ τρυφερὴ μου ἀγάπη, Ἔνα κορίτσι ἀμάραντο σα μυγδαλιᾶς κλωνάρι. Μὲ τὸ κεφάλι στὸν ἀγκώνα της γερτὸ καὶ τὴν παλάμη πάνω στὸ φλουρί της Πάνω στὴν πρωινή του θαλπωρὴ ὅταν σιγὰ σιγὰ σὰν τὸν κλέφτη, Ἀπὸ τὸ παραθύρι τῆς ἄνοιξης μπαίνει ỏ αὐγερινὸς...

Gatsos et Hadjidakis : Kemal

dornac

Le texte de Nikos Gatsos fait-il référence à Mustafa Kemal Attatürk ? Non, indiscutablement car Manos Hadjidakis aurait écrit au sujet de cette chanson : À New York, pendant l'hiver de 1968, j'ai rencontré un jeune Kemal de 20 ans. Quelqu'un l'a présenté à moi. Que de lourds souvenirs chargent le nom de ce si jeune et beau garçon, ai-je pensé ! Il avait quitté son pays pour des raisons politiques. En réalité, j'ai imaginé qu'il voulait se perdre en Amérique (...) Plus tard, Gatsos, écrivant les textes en grec, a fait de lui un prince arabe qui défend le faible. Une sorte d'Errol Flynn de 1935....

Nikos Gatsos : Larmes d'automne

dornac

Larmes d'automne L'automne est venu et j'ai entendu ton dernier adieu l'automne est venu et j'ai fermé ton livre amer Je t'ai chantée comme une plage infinie comme un grenadier sans branches. Je t'ai chantée comme un rivage étendu comme un nid sans oiseaux. L'automne est venu et ton étoile blonde s'est éteinte l'automne est venu et le vent du nord souffle désormais Δάκρυα του φθινοπώρου Φθινοπώριασε κι άκουσα το στερνό τ' αντίο σου φθινοπώριασε κι έκλεισα το πικρό βιβλίο σου. Σε τραγούδησα σα μιαν απέραντη αμμουδιά σα μια ροδιά χωρίς κλαδιά. Σε τραγούδησα σα μια μεγάλη ακρογιαλιά σα μια φωλιά χωρίς...

Maintenant que tu pars à l'étranger * Τώρα που πας στην ξενιτιά

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Nikos Gatsos (paroles) et Manos Hadjidakis (musique) ont créé cette chanson à la fin des années 60. Τώρα που πας στη ξενιτειά Τώρα που πας στη ξενιτειά πουλί θα γίνω του νοτιά γρήγορα να σ' ανταμώσω Για να σου φέρω τον σταυρό που μου παράγγειλες να βρω δαχτυλίδι, να σου δώσω Ήσουν κυπαρίσσι στην αυλή μου αγαπημένο ποιος θα μου χαρίσει το φιλί που περιμένω Στ' όμορφο ακρογιάλι καρτερώ να μου 'ρθεις πάλι σαν μικρό χαρούμενο πουλί Χρυσή μου αγάπη έχε γεια να 'ναι μαζί σου η Παναγιά κι όταν 'ρθει το περιστέρι Θα χω κρεμάσει - φυλαχτό στο παραθύρι τ' ανοιχτό - την καρδιά μου σαν αστέρι Ήσουν κυπαρίσσι...

Nikos Gatsos : Etrange premier mai * Παράξενη πρωτομαγιά

dornac

Étrange premier mai Étrange premier mai, ils tressent aujourd'hui des couronnes d'épines le temps est venu des adieux que faire de plus de la fierté. Dans tes deux yeux d'or la nuit tombe les nuages aussi quelles averses portes-tu et quelles pluies aux âmes mortes épuisées aux âmes mortes épuisées. Étrange premier mai, le soleil brûle la haute mer à l'ouest incendie du cœur où se trouvera une rivière pour l'éteindre. Dans tes deux yeux d'or la nuit tombe les nuages aussi quelles averses portes-tu et quelles pluies aux âmes mortes épuisées aux âmes mortes épuisées. Étrange premier mai, ils tressent...

Nikos Karouzos : Tant que la vie dure * Όσο κρατήσει η ζωή

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Nikos Karouzos est un poète originaire de Nauplie. Son poème Όσο κρατήσει η ζωή (Tant que dure la vie) a été mis en musique par Yannis Markopoulos et interprété ici par Manolis Mitsias : Video : Honterel Όσο κρατήσει η ζωή Όσο κρατήσει η ζωή κρατεί κι ο θάνατος. Ώρα να σκεφτώ τα μελλούμενα σωριασμένα αιφνίδια στο χθες. Φοβερή ασυνέχεια : ο πλούτος μου είναι το στήθος μου. Γι αυτό ποτέ δεν παζάρεψα το ηλιοβασίλεμα και ταξιδεύω σίγουρος, όσο η μίνθη ταξιδεύει και το ασπροθύμαρο. Tant que la vie dure Tant que la vie dure la mort aussi persiste Il est temps de penser l'avenir tout à coup engouffré...

Nikos Karouzos : Désert comme la pluie * Ἔρημος σὰν τὴ βροχή

dornac

Désert comme la pluie Dans mon rêve j'avance incurable seul dans les filets du premier silence j'ai montré les oiseaux le chemin fourche la vérité toujours élargit notre élan. Et le destin des étoiles sera la cendre une grande enflammure maintenant j'apprends mon sang mais sans les jacinthes si fraîches maintenant je te vois chemin du bien comme une annonce par des lys le petit sac du soupir à la main et sans cesse je m'en vais m'en vais vers les sources. Ἔρημος σὰν τὴ βροχή Διαβαίνω ἀγιάτρευτος μέσ᾿ στ᾿ ὄνειρό μου σὲ δίχτυ μόνος της πρώτης σιωπῆς ἔδειξα τὰ πτηνὰ διχάζεται ὁ δρόμος ἡ ἀλήθεια φαρδαίνει...

Nikos Karouzos : La Musique * Η Μουσική

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Nikos Karouzos est un poète grec né à Nauplie en 1926 et mort à Athènes en 1990. La Musique Feuilles fraîches des sons de l'arbre céleste dont la sève s'égare en des mariages de chansons où le silence rien n'aiguise et le libérateur à l'écart coupe les étoiles comme de grosses pièces d'argent amenez, amenez la terreur dans mon cœur. Feuilles des songes au souffle doux la puissance d'un vent peut changer votre voix que resplendissent les épées de couleurs quand de nouveau j'existe à l'aube de la poitrine et vous crie d'amener, d'amener la terreur dans mon cœur. Feuilles pleines de mort feuilles...

Maria Polydouri : Je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée

dornac

Je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée, au cours de toutes ces années. Tu m'as aimée dans le soleil d'avant l'été, et dans le vent, et dans la neige, je ne chanterais pas si tu ne m'avais pas aimée. D'avoir été seulement prise dans tes bras et d'avoir reçu le baiser de ta bouche m'a faite belle comme un lis grand ouvert, et mon âme en frissonne encore, d'avoir été seulement prise dans tes bras. Et parce qu'un jour tes yeux m'ont regardée, de toute leur âme, j'ai ceint avec fierté la plus haute couronne de mon existence, seulement parce qu'un jour tes yeux m'ont regardée. Tu m'as aimée,...

Yannis Kondos : L'Anatomiste * Ο Γιάννης Κοντός : Ὁ ἀνατόμος

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L'Anatomiste « Le temps ne me fait pas peur » m'a dit le boucher coupant, hachant, accrochant. « Pas question de rester au ciel, c'est ici-bas que j'habiterai toujours. » Il me regardait, frottant ses mains sanglantes contre le blanc du tablier. « Ma maison est près de l'étang. Je pêche toute la nuit des anguilles et des lunes. » Son coup de couteau – droit comme le silence – vide le ventre de l'agneau. « À midi, quand il pleut, je peins le même paysage. » Il sépare le foie des viscères. Je lis aussi des poèmes. Une fois j'ai même lu Hölderlin. » Le cœur est tombé de l'étal. Il s'est penché, l'a...

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