• Christophoros Liondakis : Immigré * Μετανάστης

    Christophoros Liondakis : Immigré * Μετανάστης

     

    Μετανάστης

    Δίχως γλώσσα, μόνο τα χέρια και τα μάτια
    στο άσυλο του πλήθους το πρόσωπό του ανθεί.
    Στην πλαστική σακούλα ένα λευκό μπλουζάκι
    λερωμένο, τα αθλητικά πλυμένα και περπατά
    με της φιλανθρωπίας τα παλιομοδίτικα.
    Κάτι χαρτιά μάλλον σε τίποτα δε χρησιμεύουν.
    Με ένα κομμάτι πίτα κερασμένη, χαμογελά.
    Το νάιλον στα χέρια του δεν τρίζει, στα γόνατά του
    το γυαλιστερό γίνεται λαμπερό –ένα ταμείο γαλήνης.

    Η πολιτική γεωγραφία με ρωγμές
    κι η διαλεκτική τρεκλίζει.

    Από τη συλλογή Με το φως,
    εκδόσεις Καστανιώτη, Αθήνα, 1999

     

    Immigré

    Sans langue, rien que les mains, les yeux
    dans l'asile de la foule son visage fleurit.
    Dans le sac en plastique un maillot de corps blanc
    taché, les affaires de sport propres et il marche, portant
    les vêtements démodés de la philanthropie.
    Quelques papiers sans doute inutiles.
    Un bout de sandwich offert, et il sourit.
    Le nylon ne crisse pas dans ses mains, à ses genoux
    le luisant resplendit – réserve de sérénité.

    La géographie politique lézardée
    la dialectique trébuche.

     

    In Avec la Lumière, 1999

                                                                                                         

    Traduction de Michel Volkovitch
    in Anthologie de la poésie grecque

    contemporaine, Gallimard, 2000

     

    En tête d'article, un tableau d'Edouardos Sakagian : «À l'orphelinat »
                                           Εδουάρδος Σακαγιάν :  «Στο ορφανοτροφείο»

     

    Liens / Links

    Notes biographiques sur Christophoros Liondakis :

        Sur le site de Michel Volkovitch (avec d'autres poèmes qu'il a traduits) et ici
        Sur wikipedia (en anglais)
        Sur biblionet.gr (en grec)

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  • Commentaires

    1
    lizagrece
    Lundi 5 Mars à 08:12

    Incroyable que ce poème ait été écrit en 1999. A cette époque il y avait des emigrés certes mais nous étions loin du nombre important de réfugiés qui sont maintenant à Athènes. Ils ne sont plus avec le sac plastique à la main en déambulant dans les rues. Nombreux sont les refuges dans toute la ville, mais ce qui devait être du provisoire dure et des familles entières sont maintenant ici depuis 2 voire 3 ans sans espoir de repartir. 

      • Lundi 5 Mars à 19:14

        La Grèce est la porte de l'Orient... et de l'Occident. C'était prévisible, je pense, avec toutes les dictatures qui se succèdent au Moyen-Orient.

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