• Michalis Ganas : Viens * Έλα

     

    Έλα

    Τι `ν’ αυτό που φοβάμαι
    τι `ν’ αυτό που τρέμω και ζητώ
    μα δεν βρίσκω λόγια να στο πω.

    Έρωτας να `ναι τάχα,
    σαν αυτόν που χρόνια αναζητώ,
    να τον ζήσω κι όχι να τον πω.

    Έλα, έλα να το ζήσουμ’ αυτό
    έλα, η ζωή μας χρωστάει.
    Έλα, έλα κι αν κοιμάμαι βαθιά,
    χτύπα, το κορμί ξενυχτάει.

    Τι `ν’ αυτό που φοβάμαι
    και μαζί σου παίζω το κρυφτό
    μα δεν βρίσκω τόπο να κρυφτώ.

    Με κοιτάς και το νιώθω,
    πως μαζί θα πιάσουμε βυθό
    κι όμως δε με νοιάζει να σωθώ.

    Έλα, έλα να το ζήσουμ’ αυτό
    έλα, η ζωή μας χρωστάει.
    Έλα, έλα κι αν κοιμάμαι βαθιά,
    χτύπα, το κορμί ξενυχτάει.

     

    Viens

    C'est quoi ce dont j'ai peur
    c'est quoi cette crainte et ce désir
    et les mots qui manquent pour le dire ?

    Serait-ce donc ça l'amour
    auquel depuis toujours j'aspire
    pour le vivre et pas pour l'écrire ?

    Viens là, viens là qu'on vive l'amour ensemble
    la vie nous doit une telle merveille.
    Viens là, et même si je dors profondément,
    frappe à la porte, mon corps veille.

    C'est quoi ce dont j'ai peur
    au point que je fuis effarouché
    sans pouvoir de toi me cacher ?

    Tu me regardes et je comprends
    que nous allons tous deux sombrer
    mais moi je m'en moque de chavirer.

    Viens là, viens là qu'on vive l'amour ensemble
    la vie nous doit une telle merveille.
    Viens là, et même si je dors profondément,
    frappe à la porte, mon corps veille.

              
    Μιχάλης Γκανάς   Traduction Michel Volkovitch

     

      Tableau en tête d'article de Maria Anastasiou (Μαρία Αναστασίου)

     

    Le poème a été mis en musique par Evanthia Reboutsika (Ευανθία Ρεμπούτσικα) et il est interprété ici par Alkistis Protopsalti (Άλκηστις Πρωτοψάλτη) :

     

    Vidéo : Helen Nik
    Album : Για που τραβάς ελπίδα, 2012
     

     

    Liens/ Links

    Michalis Ganas traduit par Michel Volkovitch (avec notes biographiques sur l'auteur) :

     

    Michalis Ganas, biblionet (biographie en grec)

    Michalis Ganas, wikipedia (grec)

    Michalis Ganas : Invocation (poème sur grece.info)

    Michalis Ganas sur ce blog :
        Michalis Ganas (plusieurs textes)
         Eleftheria Arvanitaki invite les vents ibériques à souffler en Grèce (Για των ματιών σου το χρώμα) 

     Video d'un concert d'Alkistis Protopsalti avec Evanthia Reboutsika

    « Feel Good de la musique grecque avec Protopsalti, Arvanitaki, Rizou...Jim Yamouridis et la musique grecque * Tζιμ Γιαμουρίδης »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    mathey jean
    Samedi 6 Octobre à 17:00

    Bonjour,

    Je viens de regarder le poème de M. Ganas que vous m'avez envoyé en mail.

    Je regarde plus attentivement que d'habitude votre page. Quelle est ma surprise en voyant la photo!

    N'est-ce pas une vue de Santorin prise de Manolis à Thirassa ?    J'y étais le mois dernier !

    C'est moi qui vous avais envoyé des intérieurs de maisons abandonnées à Paros suite à la lecture du poème "A vendre".

    Je repars la semaine prochaine pour les olives.

    Kalo savatokiriako

    Jean mathey

      • Samedi 6 Octobre à 17:09

        Vous parlez de ma photo en bannière du blog, avec le sphinx et les deux chats ? Je ne connais pas le propriétaire des lieux (j'ai seulement vaguement fait connaissance avec les chats) et j'étais sur la voie publique et non pas à l'intérieur d'un espace privé. J'ai pris cette photo à côté des ruines du château de Saint Nicolas (voir ici en bas de la page) à Oia, je crois (c'est vieux, ça doit dater de 2007). Je n'ai été à Thirassia que sur le port, je ne suis pas montée.

    2
    mathey jean
    Samedi 6 Octobre à 17:42

    Merci de votre réponse.Oui je parle de cette photo. Faire connaissance des chats c'est un peu connaître le propriétaire des lieux.

    Vu l'endroit d'où semble prise la photo je n'aurais pas pensé à Oia qui se situe un peu dans le prolongement de la caldera. La photo me semblait donc prise d'en face, donc de l'île de Thirassia que j'avais découverte comme vous à cause d'une escale de l'Arthémis  en provenance de Anafi (encore une île prenante) au petit port de Riva. Je me demandais où j'étais. J'ai regardé une carte en arrivant à Paros et j'ai lu Thirassia. Je n'étais juré d'y retourner, c'est chose faite.

    Cela vaut la peine de rester quelques jours à Thirassia, oubliée de tous et loin de tout.

      • Samedi 6 Octobre à 18:42

        En effet, en face, c'est la cohue des touristes. Merci Jean.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :