• Constantin Cavafis : Gris * Γκρίζα

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    Eleftheria Arvanitaki chante le poème de Constantin Cavafis, Γκρίζα (Gris) sur une musique de Christos Nikolopoulos (Χρήστος Νικολόπουλος) :

     

    GRIS

    En examinant la nuance grise d'une opale,
    je me suis rappelé deux beaux yeux gris
    que j'ai rencontrés ; cela fait près de vingt ans...

    Nous nous sommes aimés pendant un mois.
    Puis il est allé à Smyrne, je crois,
    pour travailler, et nous ne nous sommes plus revus.

    Ils ont dû se ternir - s'il vit encore - ces yeux gris;
    le beau visage se sera fané.

    Toi, ma mémoire, conserve-les tels qu'ls étaient.
    Et ce que tu pourras, mémoire, de cet amour
    tout ce que tu pourras, rends-le moi ce soir.

    1917

      

     

    ΓΚΡΙΖΑ

    Κυττάζοντας ένα οπάλλιο μισό γκρίζο
    θυμήθηκα δυο ωραία γκρίζα μάτια
    που είδα· θάναι είκοσι χρόνια πρίν ....

    Για έναν μήνα αγαπηθήκαμε.
    Έπειτα έφυγε, θαρρώ στην Σμύρνη,
    για να εργασθεί εκεί, και πια δεν ιδωθήκαμε.

    Θ' ασχήμισαν — αν ζει — τα γκρίζα μάτια·
    θα χάλασε τ' ωραίο πρόσωπο.

    Μνήμη μου, φύλαξέ τα συ ως ήσαν.
    Και, μνήμη, ό,τι μπορείς από τον έρωτά μου αυτόν,
    ό,τι μπορείς φέρε με πίσω απόψι.

    1917

                                                                                                                                                                 
    Traduction : Dominique Grandmont, in En attendant les barbares et autres poèmes, Gallimard, 2003.     Texte original de Constantin Cavafis.
    Από τα Ποιήματα 1897-1933, Ίκαρος 1984
                                                                                     

    GREY

    While looking at a pale grey opal,
    I brought to mind tw pretty grey eyes
    that I saw ; must be twenty years ago...

    We loved eachother for a month.
    Then he left, I think for Smyrna,
    to work there, and we never saw each other again.

    The grey eyes - if he's still alive - will have lost their beauty ;
    The pretty face will have blemished.

    Memory of mine, keep as they were.
    And, memory, whatever you can of that love of mine,
    whatever you can, bring back to me tonight.

       

    Video : huluvu38
    Album de C. Nikolopoulos,  Άνθη Ευλαβείας (1996)

    Translated by Evangelos Sachperoglou, in The collected Poems of Cavafy, Oxford, 2008.      

     

    Photo en tête d'article : Internet (musée de l'Acropole, Athènes).

     

    Liens / Links :

    espritsnomades.com
    cavafy.com

    Quelques poèmes de Cavafis sur ce blog   

    Le site de la chanteuse Eleftheria Arvanitaki (Ελευθερία Αρβανιτάκη)

     

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