• Constantin Cavafis : La vitrine du bureau de tabac

    Constantin Cavafis : La vitrine du bureau de tabac

     
    Η προθήκη του καπνοπωλείου 

     

    Κοντά σε μια κατάφωτη προθήκη

    καπνοπωλείου εστέκονταν, ανάμεσα σ’ άλλους πολλούς.

    Τυχαίως τα βλέμματά των συναντήθηκαν,

    και την παράνομην επιθυμία της σαρκός των

    εξέφρασαν δειλά, διστακτικά.

    Έπειτα, ολίγα βήματα στο πεζοδρόμιο ανήσυχα —

    ως που εμειδίασαν, κ’ ένευσαν ελαφρώς.

     

    Και τότε πια το αμάξι το κλεισμένο ....

    το αισθητικό πλησίασμα των σωμάτων·

    τα ενωμένα χέρια, τα ενωμένα χείλη.

     

         

    La vitrine du bureau de tabac 

     

    Ils étaient là, près de la vitrine très éclairée

    d’un bureau de tabac, parmi beaucoup d’autres.

    Leurs regards se croisèrent par hasard,

    et le désir inavouable de leur chair

    s’y exprima gauchement, avec gêne.

    Puis quelques pas hésitants sur le trottoir –

    jusqu’à ce qu’ils échangent un sourire, un léger signe.

     

    Alors ce fut la voiture bien fermée…

    le rapprochement passionné des corps ;

    l’union des mains, l’union des lèvres.

     

    Κ.Π. Καβάφης, 1917, από τα Ποιήματα 1897-1933

     
         
      The tobacconit’s window                                                                          
     

    Near a tobacconist’s brightly-lit window,

    they were standing amon the crowd of people.

    Their eyes met by chance,

    and expressesd timidly, hesitantly,

    the deviant desire of their flesh.

    Then, a few uneasy steps on the sidewalk –

    until they smiled and slightly nodded.

     

    And after that, the closed carriage...

    the sensuous closeness of the bodies;

    the joined hands, the joined lips.
       
         

    Translation by Evangelos Sachperoglou, in C.P. Cavafy, The collected poems, Oxford.

     
         
    Constantin Cavafis (Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης : 1863-1933) a écrit ce poème en 1917.
    Tableau en haut de l'article/painting at the top of the article  by Yannis Tsarouchis : Neon cafe at night, 1965-1966.

     

    Lena Platonos a mis en musique ce poème. Yannis Palamidas l'interprète (2011) :

     

     

    Liens / Links :
    Cavafis' website
     Biographie de l'auteur
    Constantin Cavafy (wikipedia)
    English wikipedia
    Cavafiscompupress.com (site en hommage à l'auteur avec de nombreux poèmes en Grec et traduits en Anglais)

    Quelques poèmes de Cavafis sur ce blog   
           

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  • Commentaires

    5
    Jeudi 8 Octobre 2009 à 19:46
    lizagrece
    Oui elle est bien .. Peut-être est-ce l'usage du passé simple qui fait drôle c'est un temps qui n'existe pas vraiment . Ici on emploie l'aoriste un temps qui sert à la fois pour le passé composé et l'imparfait - voir le passé simple ... Beaucoup de Grecs qui apprennent notre langue ont des difficultés avec  le passé simple ...
    4
    Jeudi 8 Octobre 2009 à 15:56
    Dornac
    Quelle traduction préfères-tu ?
    J'ai laissé celle de Grandmont parce qu'elle me semblait un bon intermédiaire entre les deux versions proposées par le site écrits-vains.com et surtout parce que j'ai le livre, publié par Gallimard.
    3
    Jeudi 8 Octobre 2009 à 08:49
    lizagrece
    Moi non plus je ne suis pas linguiste et j'ai, par curiosité lu, le texte grec. Je parle un grec courant, pour la vie de otus les jours mais je suis loins de posséder le "grec" littéraire.. ceci étant j'ai quand même pu noter des mots qui ne s'emploient plus au XXie siècle d'où ma réflexion. Ceci étant, d'ordinaire je lis Cavafy en français cela m'est plus facile...
    2
    Jeudi 8 Octobre 2009 à 05:54
    Dornac
    Bonjour Liza,
    Je ne suis pas à même de juger les traductions pour le moment, j'ai commencé seulement hier mon premier cours de Grec (j'ai juste quelques notions acquises seules -sauvagement- avec les livres et les chansons).
    C'est difficile de trouver plusieurs traductions. Pour Elytis j'ai vraiment ramé, et très peu de ses oeuvres semblent traduites. En plus, la traduction d'Axion Esti semble assez contestée.
    Si tu connais des traductions de tous ces poètes ce serait vraiment adorable de me donner les références.

    Ha si ! Pour ce poème-ci, j'ai pu trouver deux autres traductions sur un site qui démolit la traduction de Marguerite Yourcenar et donc propose une autre version (M. Ange Vlachos) qui, il est vrai, est plus légère, plus élégante.
    Je ne suis pas linguiste, je le rappelle, donc il m'est difficile de juger les choix des traducteurs.
    Voici la référence du site :
    écrits-vains.com
    1
    Mercredi 7 Octobre 2009 à 23:00
    lizagrece
    J'aime beaucoup ce poète et je ne connaissais le texte qu'en Français. C'est la première fois que je le lis en grec. je trouve la traduction compliquée.
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