• Tsitsanis dans la jungle * Ο Τσιτσάνης στη ζούγκλα

    TsitsanisTarzan.JPG


    Vassilis Tsitsanis
    (Βασίλης Τσιτσάνης) est le plus célèbre des musiciens de rébétiko car c'est lui qui l'a le plus popularisé et modernisé, dès la fin des années 30 en Grèce. Virtuose du bouzouki, il chantait en s'accompagnant de l'instrument fétiche de la Grèce.

    Il a composé de nombreuses chansons, celle-ci (Tsitsanis dans la jungle, dont il a fait les paroles et la musique), témoigne de son sens de la dérision. Il chante aux côtés de Stratos Payoumtzis (Στράτος Παγιουμτζής) :

     

     

     

    Tsitsanis dans la jungle


    J'ai envie de faire un tour.
    Jésus, Vierge Marie,

    je vous en prie, aidez-moi,
    que je gagne à la loterie.


    Je veux visiter l'Afrique,
    d'Alger à Zanzibar,

    mon bouzouki et moi
    on va charmer les Noirs.


    Dans la jungle
    j'irai dire bonjour à Tarzan,

    lui jouer du baglamas
    – c'est ce qu'il y a de plus émouvant.

     

    Ο Τσιτσάνης στη ζούγκλα


    Βόηθα Χριστέ και Παναγιά

    λαχείο σαν θα πάρω
    να πέσει ο πρώτος αριθμός
    τη βόλτα μου να κάνω.

    Θα πάω μες στην Αφρική
    τα μέρη να γνωρίσω
    παίζοντας το μπουζούκι μου
    τους μαύρους να ελκύσω.

    Μέσα στη ζούγκλα τον Ταρζάν
    θα πάω να συναντήσω
    να παίξω φίνο μπαγλαμά
    κι ίσως τον συγκινήσω.

     
                                                                                                   
       Traduction de Michel Volkovitch    1938  

     

                 Le cri (qui mord l'oreille):

     

     

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  • Commentaires

    18
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    Je constate que c'est presque une première incursion dans la jungle rébétique... Méfiance, car les anathèmes sont en embuscade... Passe encore pour Tsitsanis, mais d'aucuns pourraient affirmer que le plus grand est Μάρκος Βαμβακάρης, et s'interroger sur la nécessité de "moderniser" quoi que ce soit dans le Rébétiko... Pour preuve ce sympathique site qui s'attaque particulièrement à Μανώλης Χιώτης, littéralement qualifié de honte de la profession. Mais bon, le promoteur du site avoue  bien volontiers être un "taliban du rébétiko" (marque déposée, s'il vous plait) .

    On y trouve notamment un très utile générateur de Tsakisma, j'espère qu'une application sur smartphone sera bientôt disponible, c'est plus pratique pour les soirées dans les tavernes...

    Au fait, où en est la controverse à propos de "Συνεφιασμένη Κυριακή", la tristesse de Tsitsanis était-elle finalement due à l'occupation nazie ou à la défaite ce jour là de son club de foot préféré? 

    17
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    Plus sérieusement, il y a le très riche site d'Eléni Cohen: rebetikobiblio

    16
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    Et puis aussi ce joli blog lié à la sortie l'an dernier d'une BD de David Prudhomme. Tout récemment, j'ai vu que des images projetées en fond de scène tirées de cet album servaient de décor pour des concerts. Il y a aussi quelques liens...

    15
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    Je viens tout juste de tomber là dessus. Tout un projet (concerts, film) autour de Roza Eskenazy .

    Eléni Cohen en parlait sur son blog, j'ai trouvé le site, je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter .

    Et puis j'arrête, après...

    14
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    De l'inépuisable coffre aux trésors du rébétiko, puis je me permettre d'extraire ce soir ce bijou pour vous le proposer ? J'ai mis un temps considérable à identifier le chanteur, car ce morceau est proposé très souvent sur You Tube et ailleurs, sans cette information . Il s'agit de Φώτης Θεοδωρίδης.

    C'est un extrait d'une magistrale histoire du rébétiko, provenant de l'ERT, ça dure quatre heures, fragmenté en 37 morceaux . Le premier extrait, sur la chaine de "Rébétis", commence ici 

    13
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    Pour ce qui est des arrière-plans de Συνεφιασμένη Κυριακή , c'est peut-être des calomnies de jaloux, des supporters du club adverse. Parce que Tsitsanis ne peut pas renier ce chef d'oeuvre...

    Si vous souhaitez poursuivre l'exégèse des chansons exotiques de Tsitsanis, en voici une qui vaut son pesant de pistaches grillées : des vacances de rêve sur une plage du Paraguay, pays enclavé qui n'a pas d'accès à la mer. Assez proche, en somme, de l'Afrique de Tarzan. Juste en face... (Signalé par Eléni Cohen, mais sans les références de la chanson, merci stixoi.info (409 titres attribués)

    12
    Pascal
    Jeudi 18 Avril 2013 à 09:40
    Pascal

    J'ai un peu cherché, et j'ai trouvé à propos de ces plages du Paraguay une explication satisfaisante: Chanson enregistrée en 1939 mais probablement écrite en 1932 (il avait quinze ans et il allait encore au lycée) qui lui a valu une humiliation publique de la part de son prof de géographie. 

    Pour ce qui est de l'autre controverse, (l'histoire du club de foot), il y a ici un article qui rend justice à Tsitsani, avec des arguments concluants: Il dit qu'il a écrit cette chanson après avoir trouvé au petit matin en ouvrant son tout petit magazi un cadavre sur le trottoir victime des nazis et cela vers 1943 à Salonique. C'est bien plus tard en 1947 qu'un certain Gouveris a prolongé la chanson d'un couplet.Le lien avec la défaite de l'équipe de Larissa est douteux. Tout cela a donné lieu à une transaction écrite lui accordant 20% sur les droits, qui semble être à l'origine de cette légende à la peau dure reprise par des tas d'auteurs, même des plus prestigieux. Des jaloux, c'est sûr. Tsitsani remonte d'un cran dans mon estime, pas pour sa musique pour laquelle il n'y a aucun doute, mais pour sa personnalité, souvent moquée...

    11
    Dimanche 24 Avril 2011 à 14:00
    Dornac

    Les citations sur les dialogues entre lui et son professeur de géographie sont assez drôles.  Apparemment l'article cité est de Germanis Panos dans Ta Nea.

    10
    Samedi 23 Avril 2011 à 23:10
    Dornac

    Merci. Je vais y faire un tour.

    9
    Dimanche 17 Avril 2011 à 23:42
    Dornac

    Merci encore. Je rappellerai tous ces liens dans mes prochains billets sur le sujet.

    8
    Dimanche 17 Avril 2011 à 23:26
    Dornac

    Merci beaucoup. C'est beau, en effet.
    Malheureusement je ne maîtrise pas encore assez le grec pour tout comprendre dans le documentaire.

    7
    Dimanche 17 Avril 2011 à 22:27
    Dornac

    Je ne connaissais pas ce site, en revanche j'ai lu la B.D. (D. Prudhomme s'est d'ailleurs inspiré du livre de Gail Host, et du coup on voit des personnages comme Markos Vamvarakis).

    6
    Dimanche 17 Avril 2011 à 20:56
    Dornac

    Ευχαριστώ !

    5
    Dimanche 17 Avril 2011 à 20:44
    Dornac

    Oui, j'ai lu le livre de Gail Host sur le sujet, j'ai vu un documentaire en anglais, ainsi que le film de Costas Ferris et c'est tout. Autant dire que je n'y connais pas grand chose, ce  qui explique que j'aborde très prudemment le sujet.

    A propos de grands débats entre chapelles, j'avais vu un site (qui ne se prend pas non plus trop au sérieux) pour la dététracordisation du bouzouki...

    Merci pour ces liens, j'y cours... Ah ! c'est le même site ! 
    Je n'avais pas tout vu !

    Pour Tsitsanis, quelque chose me dit que le foot pourrait bien avoir fait son effet. Mais je nai pas de preuve. Intuition féminine.

    4
    Dimanche 17 Avril 2011 à 20:38
    Dornac

    Oui, je voulais retrouver des phrases de Vassilis Alexakis qui dans son livre Les mots étrangers parle de l'imaginaire occidental vis-à-vis de l'Afrique, où pour lui aussi Tarzan est le héros mythique! Le même V. Alexakis disait que lors de ses voyages (n'importe où), il avait le réflexe de chercher l'acropole. Donc, "transporter son univers au bout du monde" ici ce serait bien de l'ethnocentrisme (avec humour, bien sûr).

    3
    Dimanche 17 Avril 2011 à 20:32
    Dornac

    ... Και βαθιά τον ευχαριστείς ;

    2
    Dimanche 17 Avril 2011 à 09:24
    benichou

    Encore une trouvaille!

    Les grecs aiment (aimaient?) beaucoup partir, tout en transportant leur univers au bout du monde.

    1
    Dimanche 17 Avril 2011 à 07:57
    Amartia

    Αχ Τσιτσανή, σ'αγαπώ !

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