• Yannis Ritsos : Peuple * Λαός

    Valias-Semertzidis.jpg

    Emprisonné par la Junte militaire grecque, Yannis Ritsos écrit des poèmes clandestinement qu'il dissimule sur tous supports pour les conserver. Dans la note liminaire à l'édition Kedros des Dix-huit petites chansons de la patrie amère, il raconte : « Seize des Dix-huit petites chansons de la patrie amère ont été écrites en un seul jour – le 16 septembre 1968 – à Partheni, dans l'île de Léros, à la suite d'une lettre que Mikis Theodorakis m'avait fait parvenir secrètement et où il me priait de lui donner un texte inédit pour le mettre en musique. J'ai de nouveau travaillé à ces petites chansons à Karlovassi, dans l'île de Samos, en novembre 1969. (…) Les Dix-huit petites chansons de la patrie amère sont dédiées à Mikis Theodorakis. »

    Mikis Theodorakis les a mis en musique en 1973, la junte était renversée l'année suivante.

    Peuple (Laos) est le quatrième de ces poèmes :

     

    Λαός

    Μικρὸς λαὸς καὶ πολεμᾶ δίχως σπαθιὰ καὶ βόλια
    γιὰ ὅλου τοῦ κόσμου τὸ ψωμί τὸ φῶς καὶ τὸ τραγούδι

    Κάτω ἀπ’ τὴ γλώσσα του κρατεῖ τοὺς βόγγους καὶ τὰ ζήτω
    κι ἂν κάνει πὼς τὰ τραγουδεῖ ραγίζουν τὰ λιθάρια

     

    Peuple

    Un petit peuple qui lutte sans les sabres ni les balles
    pour le pain du monde entier, pour la lumière et la chanson.

    Il retient dans sa gorge lamentations et ovations
    et s'il se risque à les chanter, les pierres se fendent.

     
                                                                                                             

    Δεκαοχτώ λιανοτράγουδα της πικρής πατρίδας

     

    Traduit du grec par Anne Personnaz in Dix-huit petites chansons de la patrie amère, édition Bruno Doucey, novembre 2012, p.24 (édition bilingue)

     

     

    La chanson est interprétée ici par Maria Dimitriadi :

     

    La voix de Yorgos Dalaras :

     

     

    Enfin, celle de Maria Farantouri :

     

     

    Voir aussi : Ne pleure pas sur la Grèce est le dix-huitième poème du même recueil, il est presque devenu un hymne national avec la mise en musique de Théodorakis.

     

    Tableau en tête d'article de Valias Semertzidis

     

    Liens/ Links

    Biographie (Guy Wagner sur le site de M. Theodorakis)
    http://www.ypsilonediteur.com
    Biographie sur projethomere.com
    Autres poèmes traduits (par Guy Wagner sur le site de Mikis Theodorakis)
    http://www.universalis.fr

    http://www.aujourdhui-poeme.fr

    Autres poèmes de Yannis Ritsos sur ce blog :

          *Yannis Ritsos : poèmes
          *Epitaphe- Un jour de mai, tu m'as quitté
          *Και να, αδελφέ μου - Et voilà, mon frère
          *Erotika (extraits)

    Valias Semertzidis (wikipedia grec)

    « Le monastère d'Arkadi (Crète) * Μονή ΑρκαδίουArleta : La chanson du lac * Το τραγούδι της λίμνης »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Février 2013 à 19:18
    lizathenes

    J'aime beaucoup ce mot grec LAOS

    2
    Dimanche 17 Février 2013 à 22:18
    Dornac

    Là HAUt Sur la montagneheuu... (ce n'est rien, un peu de fatigue passagère).

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :