• Arleta, je m'en souviendrai plus d'une fois * Μια φορά θυμάμαι την Αρλέτα

    Arleta, je m'en souviendrai plus d'une fois * Περισσότερο από Μια φορά θυμάμαι Αρλέτα

    Arleta est morte cet été à 72 ans laissant orpheline toute la génération des années 70
    et sans doute aussi une partie de celles des années suivantes.

    Avec ses allures de sage, comme un bouddha souriant sur le monde avec bienveillance, sereinement, avec cette délicatesse, cette sensibilité, Arleta, cette très belle voix grecque, ne s'exprimait pas seulement à travers les textes et les compositions des autres : elle a elle-même également écrit et composé des chansons. On la classait dans le mouvement de la Nouvelle Vague (Néo Kyma) de la musique grecque des années 1970.

    L'une des chansons les plus connues qu'elle a interprétée est Mia Fora Thymamai (Je me souviens une fois -  Μια φορά θυμάμαι), écrite en 1966.

     

     
    Vidéo : AlexisStf

     

    En concert 26 juillet 2012 :

     


    Vidéo : aissav

    Ici version de l'album

    Paroles : Giorgos Papastéphanou (Γιώργος Παπαστεφάνου)/ Musique : Yannis Spanos (Γιάννης Σπανός)

     

    Μια φορά θυμάμαι

    Νύχτα βροχερή άδειο το χέρι
    ψάχνει να σε βρει
    μα δεν το ξέρει
    πού θα σε βρει

    Μια φορά θυμάμαι μ’ αγαπούσες τώρα βροχή
    μια φορά θυμάμαι μου μιλούσες τώρα σιωπή

    Πέτρωσ’ η φωνή
    και πώς να κλάψει
    που ’φυγες εσύ έχουν ανάψει
    χίλιοι καημοί

    Μια φορά θυμάμαι μ’ αγαπούσες τώρα βροχή
    μια φορά θυμάμαι μου μιλούσες τώρα σιωπή

    Θα ’ρθει το πρωί και θα περάσει
    θα με λυπηθεί
    θα με ξεχάσει
    όπως κι εσύ

    Μια φορά θυμάμαι μ’ αγαπούσες τώρα βροχή
    μια φορά θυμάμαι μου μιλούσες τώρα σιωπή.

     
     

    Je me souviens une fois

    Nuit pluvieuse une main nue
    qui cherche à te trouver
    mais ne sait plus
    où te trouver

    Je me souviens d'une fois où tu m'aimais, à présent la pluie
    Je me souviens d'une fois où tu me parlais, là un soupir

    La voix s'est pétrifiée
    et comment te pleurer
    toi qui est parti et a allumé
    mille absences

    Je me souviens d'une fois où tu m'aimais, à présent la pluie
    Je me souviens d'une fois où tu me parlais, là un soupir

    viendra le matin et passera
    me regrettera
    et m'oubliera
    comme toi

    Je me souviens d'une fois où tu m'aimais, à présent la pluie
    Je me souviens d'une fois où tu me parlais, là un soupir.

     
          
     
         Traduction personnelle (toute autre proposition
    bienvenue, voir commentaires)

     

    Τα μικρά παιδιά (Les petits enfants) :

     


    Vidéo : Aguirre
    Paroles et musique : Arleta (1967)

     

    Πρωινό τσιγάρο (Cigarette matinale) :

     


    Vidéo: ntinouli
    Paroles : Alkis Alkaios (Άλκης Αλκαίος)
    Musique : Notis Mavroudis (Νότης Μαυρουδής), 1984

     

    Αχ μπέμπα (Ah Beba!) :

     


    Vidéo : Greek Hits Channel

    Paroles et musique : Arleta (1991)

     

    Elle a également chanté avec Georges Moustaki au théâtre Bobino de Paris et dans une émission télévisée grecque sur Georges Moustaki (vers 1975), ils interprètent ici Ο κυρ Μιχάλης (Monsieur Michalis) :

     


    Vidéo : Γιώργος Παπαστεφάνου
    Paroles de Iakovos Kambanellis - Ιάκωβος Καμπανέλλης ; 
    musique de Manos Hadjidakis - Μάνος Χατζιδάκις (1962)

     

       Ο λύκος (Le loup) :

     

     Vidéo : Γιώργος Τσιάλας
    Paroles et musique : Arleta (1981)

     

    Το τραγούδι της δραχμής (La chanson du drachme) :

     


    Vidéo : citribum
    Paroles et musique : Arleta (1981)

     

    Τσιφτετέλι ξυδάτο (Danse du ventre vinaigrée) :

     

    Vidéo : NSoulful Z
    Paroles et musique : Arleta (1995)

     

     Σερενάτα (Sérénade) :

     


    Vidéo : kristalenia89
    Paroles : Marianina Kriezi (Μαριανίνα Κριεζή) 
    Musique : Lakis Papadopoulos (Λάκης Παπαδόπουλος) -1984

     

      Το μπαρ το ναυάγιο (Le bar Naufrage)

     

    Vidéo : ΓΙΑΝΝΗΣ ΜΟΙΡΑΣ
    Paroles et musique d'Arleta (1991)

     

    Aux côtés de Lakis Papadopoulos en 2015, Τα ήσυχα βράδια (puis à nouveau Serenata avec Panos Mouzourakis et Eleonora Zouganelli) dans l'émission Stin Ygeia mas:

     


    Vidéo : Βασίλης Καραβάς 

    Paroles : Marianina Kriezi ; musique : Lakis Papadopoulos

     

    Liens / Links

    Un blog grec sur Arleta

    Arleta sur ce blog :
    *Les chanteuses grecques (1)
    *Les sirènes existent (2)
    *Arleta chante kriezi et papaopoulos
    *Maintenant que tu pars à l'étranger
    *Arleta : La chanson du lac
    *Georges Moustaki efyge

     

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  • Commentaires

    1
    Celeos
    Vendredi 13 Octobre à 14:02
    Ευχαριστώ Sophie, je ne connaissais pas Arleta!
      • Dimanche 15 Octobre à 15:24
        Ah mais c'est quelqu'un d'important dans la chanson grecque !
    2
    peripatitis
    Samedi 14 Octobre à 01:00

    Ma première rencontre avec cette voix de velours, c'était à l'écoute de l'Érophile de Chortatzis, orchestré par Nikos Mamangakis en 1970. Elle y interprétait le personnage de Néna, dans un miroloi sublime.

    L'Érophile est une oeuvre crétoise fin du 16ème siècle / début du 17ème qui a la particularité d'être rédigée en Grec transcrit en caractères latins (domination vénitienne ). On sait peu de choses sur Γεώργιος Χορτάτσης

    Manos Katrakis participe également à cette adaptation, sa voix chaude est reconnaissable instantanément. On trouve l'enregistrement complet de l'oeuvre sur Youtube: ΕΡΩΦΙΛΗ

    Bonne idée, l'index qui permet de retrouver les différentes parties et interprètes (Arleta intervient deux fois). Le disque vinyle originel est accompagné d'un livret complet.

    Je trouve cette oeuvre, même mise en musique à l'époque contemporaine, assez comparable aux proto-opéras de Monteverdi.

    Dans le même esprit, Mamangakis avait adapté en 1967 l'Érotokritos de Cornaros: (version instrumentale)

    Je n'ai pas trouvé la version Mamangakis complète sur Youtube, seulement quelques bouts par-ci par-là:

    Manos Katrakis

    Vera Zavitsianou, la chanson d'Aretousa

    De toutes façons, pour l'Érotokritos, il n'y a que l'embarras du choix, les interprétations sont innombrables, et presque toutes intéressantes dans leur diversité. (Là aussi, une similitude avec Claudio Monteverdi, qui réutilisait le même motif musical dans des oeuvres différentes...)

    Allez, pour la route, la version de Nikos Xilouris...Une oeuvre tricentenaire !

    Et celle-là, plus courte, et jouée dans 40 différents endroits de l'Attique par 77 musiciens en 2011. Étonnant, non ?

     

     

     

     

      • Dimanche 15 Octobre à 15:37

        Merci beaucoup pour ces informations !

        Je connaissais l'Erotocritos, je l'ai lu (en français), je pensais faire un article dessus (ça viendra quand j'aurai le temps de faire les choses a minima correctement et les liens que vous me donnez vont peut-être me permettre d'aller plus vite). J'évoque l'Erotocritos dans un article sur Dakanali ici et ici avec Yannis Haroulis.

        En revanche je ne connaissais pas l'Erofili, je suis vraiment tout-à-fait ravie de le découvrir, et je suis d'accord qu'il rappelle Monteverdi (même si je préfère Monteverdi) pour ce que j'en écoute actuellement en vous répondant.

        Merci beaucoup.

    3
    peripatitis
    Samedi 14 Octobre à 01:22

    Quand y'en a plus, y'en a encore...

    Même si l'interprétation de cette chanson de Hadjidakis par Nana Mouskouri n'est pas honteuse, je préfère celle d'Arleta:

    Τώρα που πάς στην ξενιτιά

      • Dimanche 15 Octobre à 15:26
        Merci. Moi aussi je préfère l'interprétation d'Arleta, même si Hadjidakis préférait Nana Mouskouri entre toutes.
    4
    Dimanche 15 Octobre à 09:30

    Merci de ce florilège, décidément on ne l'entend pas assez souvent. Juste une petite remarque, sans prétention, mais je me demande pourquoi tu as choisi de traduire  σιωψή par soupir et non pas par  silence .  

    Je suis toujours admirative de la qualité de tes billets.

      • Dimanche 15 Octobre à 15:22

        Le mot "silence" ne rime pas avec "pluie", alors que le "i" du mot "soupir" offre une petite compensation. Ensuite, la sonorité du mot "soupir" ressemble un peu au mot grec "siopi" (le silence). Par ailleurs, le soupir est un silence bref en musique, enfin, c'est l'expression du manque, de l'attente, du regret... ce qui correspond à la chanson.

    5
    Dimanche 15 Octobre à 15:19
    Bonjour et merci à vous quatre pour ces commentaires généreux. Excusez-moi de les publier seulement aujourd'hui (je n'étais pas disponible et je n'ai qu'un portable premier prix sans internet).
    6
    Dimanche 15 Octobre à 19:10

    Je me range à tes arguments. Toute à ma compréhension du texte, je n'avais pas vu le côté poétique de l'affaire !!!

      • Lundi 16 Octobre à 10:45
        Mais comme j'ai l'habitude d'écrire "toute autre proposition est bienvenue".
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