Galaxidi * Γαλαξίδι
Je prenais le bus pour Delphes, un homme bedonnant d'environ soixante-dix ans, habillé d'une chemise blanche locale, de baskets, d'une casquette américaine vissée sur la tête - s'est assis à côté de moi. Il respirait fort, parlait fort, en américain, avec l'accent de là-bas, il se passionnait pour la Grèce et me dit qu'il descendrait à Galixidi, son village natal. Il était armateur et vivait, je crois, à Chicago. Il m'expliquait que l'entretien de cette petite ville, la conservation de ses anciennes bâtisses étaient assurés grâce à la présence de familles d'armateurs comme la sienne (certains livres vous diront que c'est grâce aux touristes fortunés et aux Athéniens qui y viennent le week-end).
Le bus s'est arrêté sur une jolie place autour de laquelle de dressent des maisons élégantes, d'autres plus sobres et pittoresques.
J'ai visité la ville l'année suivante et une deuxième fois, durant l'été 2010.

Galixidi contemple le golfe de Corinthe (Grèce centrale), vers l'est et l'on voit une partie du mont Parnasse.



Une pinède colore le bout de la ville près du petit port de plaisance où s'enfilent les restaurants, les cafés. On peut déjeuner au bord de l'eau, puis faire une trempette digestive.



La vie est calme, comme endormie sous la chaleur. Les maisons bourgeoises blanches ou roses ou jaunes en tons pastel bombent leur balcon. En hauteur, l'église d'Agios Nicolaos évoque la vie - invisible dans l'immédiat - du village.














Un musée maritime rassemble les vestiges antiques et les objets témoins de l'activité maritime passée de la ville. Au XVIIIe siècle, Galaxidi devait sa prospérité à la construction et l'armement des navires au long court. Mais la ville fut détruite lors de la guerre d'indépendance pour renaître de ses cendres en 1830 et devenir l'un des principaux chantiers navals jusqu'en 1900.
Toutes les photos de cet article sont les miennes.
Liens / Links
Le site de la ville : galaxidi.net
Histoire de Galaxidi (in english)