Hydra * Ύδρα
L'île grecque d'Hydra vit sans voiture.

Les ânes amusent les touristes.
Malgré son nom, l'eau y est rare et doit être acheminée par les bateaux.
Hydra est située dans le golfe de Saronique, face à l'Argolide (nord-est du Péloponnèse), si bien qu'il est facile de s'y rendre depuis Nauplie : Un bateau d'excursion part des environs de la ville (Porto Heli ou Tolo) et emmène les touristes dans une mer pleine de dauphins jusqu'à Hydra, et, au retour, Spetses.


J'ai lu quelque part une description très juste de la ville principale, appelée aussi Hydra et décrite « comme un amphithéâtre ». C'est vrai : le long d'une pente, la ville se détache en gradins formés par les maisons au-dessus d'un port de pêche qui s'incurve dans le flan de la montagne. Pour qui a visité les Cyclades, les maisons d'Hydra surprennent : blanchies à la chaux, leurs toits ne sont pas plats comme des terrasses mais en pente, couverts de tuiles, ce qui donne un cachet bourgeois à la ville qu'on ne ressent pas dans les Cyclades. En effet, Hydra est une île cossue qui fit sa fortune au XVIIIe siècle en développant un commerce européen sous pavillon russe (à la suite du traité de paix de 1774 entre la Russie et la Turquie, les navires russes avaient la libre circulation dans toutes les mers grecques). Cet enrichissement permit aux habitants de l'île de préparer la guerre d'indépendance grecque contre l'occupation par l'empire ottoman. De plus, Hydra soutint Napoléon en perçant le blocus britannique pour ravitailler Marseille. Elle fut donc avec Spetses le centre des insurrections (1821) contre les Turcs. Depuis l'indépendance (1830), l'île s'est entre autres spécialisée dans la pêche aux éponges.












Toutes les photos sont les miennes.
Liens / Links
Site de l'île (anglais/grec)
Hydra International Arts Festival (début septembre)
Video : paulhydra
Eleftheria Arvanitaki au festival d'Hydra en septembre dernier
(elle chante Zoi Klemmeni : Vie volée)