Odysseas Elytis : collage Pas plus tard qu’hier, en lisant Autoportraits d’Odysseas Elytis, j’ai trouvé un passage sur la grécité que je vous livre. C’est la deuxième fois qu’à travers Fata Morgana (la maison d’édition - la fata morgana est aussi le nom donné aux mirages qui apparaissent en mer) j’entrevois la notion de grécité qui m’intrigue. Je l’entends comme une question. Une question sur l’histoire (quelle est la continuité entre la Grèce antique et celle d’aujourd’hui ?). La première fois que j’étais en Grèce, j’étais adolescente, et tout me semblait épars : les ruines, les mythes, les grecs...
Quand je prends le bateau à Igoumenitsa, ce n’est pas pour revenir de mon voyage en Grèce, c’est parce que j’aime prendre le bateau. Mais je ne ressens pas cette croisière comme à l’aller. L’aller c’est un élan : φεύγω ! Je vais changer de vie pendant un mois. J’ai la chance d’avoir tout ce temps. Je rencontre des gens sur le bateau avec qui je discute. Une sorte d’euphorie me saisit, le bateau quitte le quai, je vole au-dessus de la mer. Une traînée d’écume s’effiloche comme le foulard des adieux. Le retour est une tragédie. Ne riez pas. Je m’en veux de ne pas contrôler cette douleur. J’essaie...
Avec des percussions qui frissonnent comme les cymbales (Qui ça ? Kiss ass! Ki sas !), ou de manière plus feutrée et glissante comme un serpent à sonnettes : « a kiss is a kiss as kisses », ou encore comme les maracas des cigales «tzitziki tzitziki» par temps sec, « tzatziki tzatziki» entre midi et deux. Avec des percussions qui claquent comme des portes, packs à claques quand les papous pas à poux sont pas papas. Il y a du vent qui s’engouffre entre les jambes du « χ » (prononcez « ch » comme le « ch » allemand dans « ich liebe dich ») : psssiii chiiii…. Il y a des tambours sourds, du djembé,...
Bring them back * Les Anglais restent de marbre face au Parthenon
Il y a 210 ans, Lord Elgin, ambassadeur britannique à Constantinople entre 1798 et 1803 (la Grèce était alors sous l'occupation de l'Empire ottoman), détacha les frises de marbre sculptées du Parthenon grâce à l'autorisation du sultan ottoman (1801). Durant le pillage, des pièces furent abîmées voire détruites . Le prétexte initial de Lord Elgin était de faire profiter des Beaux-Arts à l'ambassade anglaise, or, il les conserva dans sa collection personnelle. Lorsqu'il les vendit, c'était au moment où l'aristocrate était ruiné par ce vol (coût des transports et des travaux). Le British museum les...
Les Grecs souffrent parce que les prix ont grimpé, ils ne peuvent plus consommer comme avant. Allez les voir, ils ont des richesses non quantifiables. En France, on souffre en crânant. En France, c'est le sourire qui coûte très cher. On travaille mal car le travail est mal vécu, dévalorisé par la défiance. On fait mine d'ignorer ce mal au travail, on ignore les vrais problèmes, on fait l'autruche, on crâne à nouveau (vanità di vanità tutto è vanità) et tout pourrit car crâner est une solution en soi. Greek Crisis ? Watch ( out ) ourselves ! Greeks suffer because prices have risen, they can not...
Jusqu'à l'année dernière, j'avais l'habitude de venir en Grèce par le bus puis le bateau, en passant par Venise, Bari ou Ancone. Le bateau donne la sensation d'être nulle part des heures et des heures, au milieu de la mer, le défilé des vagues rend presque saoul. Quand les yeux reviennent sur le bateau, le défilé continue, les formes se dérobent sous les pieds. Savina Yannatou (Odyssea) - Video: omiros2 On est en mer, immense, dans des diamants fluides. C'est presque l'aventure. C'est nulle part. Depuis un an, je vais plus souvent en Grèce, parfois peu de temps, alors je prends l'avion. L'avion...