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hadjidakis

Gatsos : Le cauchemar de Persephone * Ο εφιάλτης της Περσεφόνης

dornac

Le mythe de Perséphone - qui fut enlevée par le dieu des Enfers Hadès, ce qui plongea sa mère Déméter, déesse des moissons, dans un désespoir tel que la terre se couvrit de neige et ne fondit qu'à l'approche de son retour (ainsi naquirent les saisons) - est actualisé ici sous forme de poème par Nikos Gatsos. Manos Hadjidakis l'a mis en musique (1976). Maria Farantouri l'a interprété : Video : orfeas1973 Tableau en tête d'article de Domenikos Theotokopoulos dit El Greco : Toledo, 1599. Pour l'agrandir c'est ici. Ο εφιάλτης της Περσεφόνης Εκεί που φύτρωνε φλισκούνι κι άγρια μέντα κι έβγαζε η γη το...

Nikos Gatsos : Ne ris pas ne geins pas * Καὶ μὴ γελᾶς καὶ μὴν κλαῖς

dornac

Ne ris pas ne geins pas et ne te réjouis pas N'étreins pas en vain tes chaussures comme si tu plantais des platanes Ne deviens pas FATALITÉ Car l'aigle royal n'est ni tiroir enclos Ni larme de prunier ni sourire de nénuphar Ni gilet de colombe ni mandoline de sultan Ni vêture de soie pour l'encolure de la baleine L'aigle royal est dent marine déchiquetant les goélands Est taie de charpentier horloge de mendiant Enclume en feu parodiant des popesses Il est parentèle des Turcs fête des Australiens Il est repaire des Hongrois (...) Καὶ μὴ γελᾶς καὶ μὴν κλαῖς καὶ μὴ χαίρεσαι Μὴ σφίγγεις ἄδικα τὰ παπούτσια...

Nikos Gatsos : Combien je t'ai aimée * Πόσο πολὺ σὲ ἀγάπησα

dornac

Combien je t'ai aimée moi seul peux le savoir Moi qui parfois t'ai effleurée avec les yeux des astres Étreinte avec la crinière de la lune pour danser avec toi Dans les champs de l'été parmi les chaumes arasés Et manger avec toi les trèfles moissonnés Immense et noire mer au col ceint de galets Aux cheveux de pierres multicolores. Πόσο πολὺ σὲ ἀγάπησα ἐγὼ μονάχα τὸ ξέρω Ἐγώ ποὺ κάποτε σ᾿ἄγγιξα μὲ τὰ μάτια τῆς πούλιας Καὶ μὲ τὴ χαίτη τοῦ φεγγαριοῦ σ᾿ἀγκάλιασσα καὶ χορέψαμε μὲς στοὺς καλοκαιριάτικους κάμπους Πάνω στὴ θερισμένη καλαμιὰ καὶ φάγαμε μαζὶ τὸ κομένο τριφύλλι Μαύρη μεγάλη θάλασσα μὲ τόσα...

Nikos Gatsos : Ainsi elle dort * Ἔτσι κοιμᾶται

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Ainsi elle dort Ainsi au cœur des cerisiers en fleurs Dort nu mon tendre amour Ma jouvencelle immarcescible* mon surgeon d'amandier La tête sur le coude un florin dans la main Alors qu'en son auroral repos l’Étoile du matin Pénètre à pas de loup par la fenêtre du printemps à seul fin de la réveiller ! Ἔτσι κοιμᾶται Ἔτσι κοιμᾶται ολόγυμνη μέσα στις ἄσπρες κερασιὲς μιὰ τρυφερὴ μου ἀγάπη, Ἔνα κορίτσι ἀμάραντο σα μυγδαλιᾶς κλωνάρι. Μὲ τὸ κεφάλι στὸν ἀγκώνα της γερτὸ καὶ τὴν παλάμη πάνω στὸ φλουρί της Πάνω στὴν πρωινή του θαλπωρὴ ὅταν σιγὰ σιγὰ σὰν τὸν κλέφτη, Ἀπὸ τὸ παραθύρι τῆς ἄνοιξης μπαίνει ỏ αὐγερινὸς...

Gatsos et Hadjidakis : Kemal

dornac

Le texte de Nikos Gatsos fait-il référence à Mustafa Kemal Attatürk ? Non, indiscutablement car Manos Hadjidakis aurait écrit au sujet de cette chanson : À New York, pendant l'hiver de 1968, j'ai rencontré un jeune Kemal de 20 ans. Quelqu'un l'a présenté à moi. Que de lourds souvenirs chargent le nom de ce si jeune et beau garçon, ai-je pensé ! Il avait quitté son pays pour des raisons politiques. En réalité, j'ai imaginé qu'il voulait se perdre en Amérique (...) Plus tard, Gatsos, écrivant les textes en grec, a fait de lui un prince arabe qui défend le faible. Une sorte d'Errol Flynn de 1935....

Maintenant que tu pars à l'étranger * Τώρα που πας στην ξενιτιά

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Nikos Gatsos (paroles) et Manos Hadjidakis (musique) ont créé cette chanson à la fin des années 60. Τώρα που πας στη ξενιτειά Τώρα που πας στη ξενιτειά πουλί θα γίνω του νοτιά γρήγορα να σ' ανταμώσω Για να σου φέρω τον σταυρό που μου παράγγειλες να βρω δαχτυλίδι, να σου δώσω Ήσουν κυπαρίσσι στην αυλή μου αγαπημένο ποιος θα μου χαρίσει το φιλί που περιμένω Στ' όμορφο ακρογιάλι καρτερώ να μου 'ρθεις πάλι σαν μικρό χαρούμενο πουλί Χρυσή μου αγάπη έχε γεια να 'ναι μαζί σου η Παναγιά κι όταν 'ρθει το περιστέρι Θα χω κρεμάσει - φυλαχτό στο παραθύρι τ' ανοιχτό - την καρδιά μου σαν αστέρι Ήσουν κυπαρίσσι...

Nikos Gatsos : Etrange premier mai * Παράξενη πρωτομαγιά

dornac

Étrange premier mai Étrange premier mai, ils tressent aujourd'hui des couronnes d'épines le temps est venu des adieux que faire de plus de la fierté. Dans tes deux yeux d'or la nuit tombe les nuages aussi quelles averses portes-tu et quelles pluies aux âmes mortes épuisées aux âmes mortes épuisées. Étrange premier mai, le soleil brûle la haute mer à l'ouest incendie du cœur où se trouvera une rivière pour l'éteindre. Dans tes deux yeux d'or la nuit tombe les nuages aussi quelles averses portes-tu et quelles pluies aux âmes mortes épuisées aux âmes mortes épuisées. Étrange premier mai, ils tressent...

Sappho : Je t'en supplie Goggyla * Kέλομαί σε Γογγύλα

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Sappho : Je t'en supplie Goggyla * Kέλομαί σε Γογγύλα
Sappho : Je t'en supplie Goggyla * Kέλομαί σε Γογγύλα

La poétesse antique Sappho (VIIe siècle av. J-C ) a souvent été mise en musique par les artistes grecs contemporains. Manos Hadjidakis a composé ici une merveille sur ce poème d'amour pour Goggyla (ou Gongyla de Colophon). La mélodie et l'accompagnement sont construits comme ceux d'une musique antique. Il a fallu choisir parmi les meilleures et très nombreuses chanteuses grecques qui ont donné leur voix à ce morceau, vous en trouverez d'autres, bien sûr, toutes aussi belles. Tableau ci-dessus de Nikephoros Lytras : Nu (v.1867-1870). Νικηφόρος Λύτρας : Γυμνό. Flery Dadonaki ( Φλέρυ Νταντωνάκη) :...