Un point de vue des gorges du Vikos * A sight from Vikos’ gorge
Le point de vue depuis Oxia offre un panorama au carrefour des canyons. Les gorges de Vikos au-dessus des monts Zagori, se trouvent à quelques kilomètres de Ioannina, ville principale de l’Epire au Nord Ouest de la Grèce. Elles s’étendent sur 10 kilomètres au sein du parc naturel de Vikos (et font 20 km au total). Ce sont les gorges les plus profondes d'Europe (jusqu'à 1112 m de profondeur). Elles bercent plusieurs petites rivières jusqu'à la principale (la rivière Voidomatis). Vikos offre des accès pour des points de vue. Dans cet article par exemple, c’est une promenade à pied de dix kilomètres...
Les chèvres et les bouquetins... et parmi ces caprinés, j'ajouterais bien aussi les moutons. Les gorges de Samaria sont en Crète, au sud. Les bouquetins (appelés kri-kri - voir commentaires) sont très familiers des touristes des gorges de Samaria et viennent chercher des apéritifs et des caresses. Le seul problème pour les mâles, c'est la surprise qu'ils provoquent dans leur élan d'affection, qui fait immédiatement reculer le visiteur: ses cornes, de belles cornes que le paisible animal, tendre avec l'étranger, avance en baissant la tête sans la moindre conscience des peurs qu'elles peuvent susciter....
Constantin Cavafis : La vitrine du bureau de tabac
Η προθήκη του καπνοπωλείου Κοντά σε μια κατάφωτη προθήκη καπνοπωλείου εστέκονταν, ανάμεσα σ’ άλλους πολλούς. Τυχαίως τα βλέμματά των συναντήθηκαν, και την παράνομην επιθυμία της σαρκός των εξέφρασαν δειλά, διστακτικά. Έπειτα, ολίγα βήματα στο πεζοδρόμιο ανήσυχα — ως που εμειδίασαν, κ’ ένευσαν ελαφρώς. Και τότε πια το αμάξι το κλεισμένο .... το αισθητικό πλησίασμα των σωμάτων· τα ενωμένα χέρια, τα ενωμένα χείλη. La vitrine du bureau de tabac Ils étaient là, près de la vitrine très éclairée d’un bureau de tabac, parmi beaucoup d’autres. Leurs regards se croisèrent par hasard, et le désir inavouable...
Constantin Cavafis ( Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης, 1863-1933) est l'un des poètes les plus importants du XXe siècle en Grèce. Μια Νύχτα Η κάμαρα ήταν πτωχική και πρόστυχη, κρυμένη επάνω από την ύποπτη ταβέρνα. Aπ’ το παράθυρο φαίνονταν το σοκάκι, το ακάθαρτο και το στενό. Aπό κάτω ήρχονταν η φωνές κάτι εργατών που έπαιζαν χαρτιά και που γλεντούσαν. Κ’ εκεί στο λαϊκό, το ταπεινό κρεββάτι είχα το σώμα του έρωτος, είχα τα χείλη τα ηδονικά και ρόδινα της μέθης — τα ρόδινα μιας τέτοιας μέθης, που και τώρα που γράφω, έπειτ’ από τόσα χρόνια!, μες στο μονήρες σπίτι μου, μεθώ ξανά. Une nuit La chambre était...
Au Sud de la Crète, les indentations de la côte sur la mer de Libye ont laissé des gorges, les plus connues et les plus parcourues sont les gorges de Samaria, une promenade de 5 à 7 heures de marche environ, tout en descente (et tout en montée si vous commencez par la mer). Ces quelques images personnelles donnent un aperçu de la beauté du parcours, très simple, agrémenté de fontaines assez régulièrement, avec une aire de repos au village semi-abandonné de Samaria. Seul inconvénient : c'est peut-être un peu trop fréquenté l'été. L'entrée du site Alkinoos Ioannidis : O προσκυνητής (Le pélerin) Le...
Constantin Cavafis : J’ai tant contemplé * Ετσι πολύ ατένισα
J’ai tant contemplé J’ai tant contemplé la beauté que ma vue en est remplie. Lignes du corps. Lèvres empourprées. Membres voluptueux. Des cheveux pareils à ceux des statues grecques ; toujours beaux, même quand ils sont dépeignés, et qu’ils retombent à peine, sur la blancheur des fronts. Visages de l’amour, comme les voulait ma poésie… dans les nuits de ma jeunesse, dans mes nuits, secrètement rencontrés… Ετσι πολύ ατένισα Την εμορφιά έτσι πολύ ατένισα, που πλήρης είναι αυτής η όρασίς μου. Γραμμές του σώματος. Κόκκινα χείλη. Μέλη ηδονικά. Μαλλιά σαν από αγάλματα ελληνικά παρμένα· πάντα έμορφα,...
À la volupté Délices et baume de ma vie ce souvenir des heures où j’ai pu trouver et garder la volupté comme je la voulais. Délices et baume de ma vie, à moi qui n’ai jamais supporté le plaisir des amours routinières. Ηδονή Χαρά και μύρο της ζωής μου η μνήμη των ωρών που ηύρα και που κράτηξα την ηδονή ως την ήθελα. Χαρά και μύρο της ζωής μου εμένα, που αποστράφηκα την κάθε απόλαυσιν ερώτων της ρουτίνας. Traduction de Dominique Grandmont, En attendant les barbares et autres poèmes, Gallimard. Κωνσταντίνος Π. Καβάφης,1917 To sensual pleasure Joy and balm of my life : the memory of the hours when...
Ce poème de Constantin Cavafis a été écrit en 1913. Επήγα Δεν εδεσμεύθηκα. Τελείως αφέθηκα κ’ επήγα. Στες απολαύσεις, που μισό πραγματικές, μισό γυρνάμενες μες στο μυαλό μου ήσαν, επήγα μες στην φωτισμένη νύχτα. Κ’ ήπια από δυνατά κρασιά, καθώς που πίνουν οι ανδρείοι της ηδονής. Je suis parti Je n’ai pas voulu m’attacher. J’ai tout donné de moi, puis je suis parti. Vers des jouissances qui se sont avérées à demi réelles, en même temps que folles chimères de mon cerveau, Je suis parti dans la nuit illuminée. Et j’ai bu des vins âpres, comme savent En boire les hommes de plaisir. Από τα Ποιήματα...
Constantin Cavafis (Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης : 1863-1933) a écrit ce poème en 1904. Voix Voix sublimes et bien-aimées de ceux qui sont morts, ou de ceux qui sont perdus pour nous comme s’ils étaient morts. Parfois, elles nous parlent en rêve ; parfois, dans la pensée, le cerveau les entend. Et avec elles résonnent, pour un instant, les accents de la première poésie de notre vie – comme une musique qui s’éteint, au loin, dans la nuit. Φωνές Ιδανικές φωνές κι αγαπημένες εκείνων που πέθαναν, ή εκείνων που είναι για μας χαμένοι σαν τους πεθαμένους. Κάποτε μες στα όνειρά μας ομιλούνε· κάποτε μες...
Le poète Constantin Cavafis ( Κωνσταντίνος Πέτρου Καβάφης, 1863-1933) écrit en janvier 1904 : Décembre 1903 Même si je ne peux pas parler de mon amour - si je ne dis rien de tes cheveux, de tes yeux, de tes lèvres ; ton visage pourtant reste gravé dans mon esprit, le son de ta voix reste gravé dans ma mémoire, et ces jours de septembre qui pointent dans mes rêves donnent forme et couleur à mes mots, à mes phrases, quel que soit mon sujet, quelque idée que j'énonce. Ο Δεκέμβρης του 1903 Κι αν για τον έρωτά μου δεν μπορώ να πω — αν δεν μιλώ για τα μαλλιά σου, για τα χείλη, για τα μάτια· όμως το πρόσωπό...